S2E1 – David Gill : utiliser l’activité physique comme outil de développement

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S2E1 - David Gill : utiliser l'activité physique comme outil de développement
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Dans l’épisode d’aujourd’hui, on discute avec David Gill de promotion de l’activité physique au sein des Premières Nations. On se pose la question : comment utiliser l’activité physique comme outil de développement social?

Qui est David Gill?

David Gill est un ex-athlète de haut-niveau, qui s’est spécialisé sur la distance du 800 mètres et qui a fait partie de l’équipe nationale d’athlétisme.

Il est le fondateur de TotalCoaching et de Phydeo; deux applications servant aux professionnels de la santé.

Aujourd’hui, il s’implique auprès des Premières Nations par différents projets, comme le Défi des Ancêtres.

Daniel : tu es un membre des Premières Nations, comment ça a influencé ton parcours sportif ?

David : Pour moi, ça a été un gros avantage dans ma carrière sportive et après sportive. C’était une façon de me distinguer et de me faire remarquer.

Daniel : comment la vie sur une communauté est-elle différente ?

David : Premièrement, j’invite les gens à aller découvrir les communautés. C’est bizarre de vivre si près et en même temps de se sentir si éloigné.

La vie sur une communauté, c’est un peu comme la vie dans une petite communauté éloignée. Il manque évidemment d’opportunités et souvent, les activités dépendent d’une personne.

Heureusement dans mon parcours, il y a eu les Jeux Autochtones Interbandes qui étaient le seul événement auquel on pouvait participer.

Daniel : est-ce qu’il y a un risque quand toutes les activités reposent sur les épaules d’une seule personne?

David : Oui et c’est d’ailleurs un problème. Souvent, dans les communautés qui sont plus éloignées, des gens viennent s’impliquer pendant quelques années, puis quittent.

De plus en plus, ce qu’on essaie de faire, c’est de travailler avec les communautés pour développer des infrastructures pour que les initiatives soient pérennes.

Daniel : tu travailles présentement sur différents projets reliés à la promotion de l’activité physique chez les Premières Nations, comment ça fonctionne?

David : Il y a quelques années, je commençais à être moins satisfait de travailler dans mes 2 entreprises, alors j’ai décidé de travailler seulement 1,5 jour par semaine et de faire du bénévolat dans mes autres projets 3,5 jours par semaine.

J’ai donc maintenant 3 grands projets qu’on organise en partenariat avec différents organismes.

Ushket 5 km : un programme pour accompagner les gens qui veulent arriver à faire un premier 5 km. C’est 80 courriels qui comprennent un entraînement et une vidéo que je fais. J’explique comment choisir sa chaussure, si les étirements sont importants, etc. C’est vraiment intéressant! Ce qu’on demande aux gens, en échange du programme gratuit, c’est de partager leur entraînement chaque jour sur le groupe Facebook. C’est un défi qui est vraiment plus axé pour les adultes.

Le Défi du renard : on essaie de faire des renards. Un renard, c’est quelqu’un qui parcours en raquette, à la course ou à la marche, une distance de 2 km. Si tu as réussi, tu peux essayer de devenir un porc-épic, qui signifie parcourir 4 km. Le gros avantage, c’est que quand tu arrives à 6 km, 8 km ou 10 km, les gens commencent à modifier leurs habitudes de vie pour réussir à courir ces distances-là. C’est un défi qui s’addresse vraiment à tous, les plus jeunes et les plus âgés.

Le Défi des Ancêtres est né parce qu’on cherchait quelque chose qui permettrait d’accrocher les plus jeunes et de leur donner un sentiment d’appartenance à l’école. Le décrochage scolaire dans les communautés est quand même un gros problème, alors on veut que les jeunes soient fiers de leur école. J’ai donc proposé un concept pour remplacer l’événement qu’ils organisaient pour qu’on puisse tenir l’événement en temps de pandémie. C’est un projet que je travaille avec Marco Bédard et on va commencer à le livrer suite à la pandémie.

Daniel : te considères-tu comme un entrepreneur social?

David : je me suis longtemps défini comme un entrepreneur. Depuis 1 ans, je me considère plus comme un activisite ou effectivement, comme un entrepreneur social. C’est à travers ces projets que je me couche le soir et que j’ai la satisfaction du devoir accompli!

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