Épisode 10 : comment faire vivre un événement sportif virtuel à son équipe de travail?

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Épisode 10 : comment faire vivre un événement sportif virtuel à son équipe de travail?
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Valérie Girard est Directrice des ressources humaines à l’Ordre des CPA du Québec. Nous l’avons rencontré pour discuter de santé et d’animation d’événements sportifs virtuels dans son organisation.

Cet automne, vous avez participé au Défi Entreprises 42 jours. D’où vous est venue l’idée d’y participer?

«Ça faisait quelques années qu’on se disait qu’on allait participer à une activité sportive. Quand on a annoncé qu’on resterait à la maison tout l’automne, on a décidé de se donner un défi physique pour prévenir les blessures et favoriser le mieux-être.»

Valérie Girard est Directrice des ressources humaines à l’Ordre des CPA du Québec et nous entretient sur l’organisation d’un événement sportif virtuel en milieu de travail.

Pourquoi avoir choisi le Défi Entreprises 42 jours en particulier?

«Parce que c’était facile et à la portée de tous. On voulait que les employés prennent de bonne habitudes. Honnêtement, 100 minutes par semaine, ce n’est pas tant d’efforts pour beaucoup de résultats.

La durée aussi est intéressante; 6 semaines, c’est juste assez pour mettre en place de nouvelles habitudes!»

Organiser un Défi Entreprises de façon virtuelle, ça représente des Défis. Quels ont été vos bons coups à l’intérieur de votre participation?

«Depuis mars dernier, on communique beaucoup avec nos employés. On envoie des courriels via notre Présidente chaque semaine. Ce fût donc facile de faire la publication du Défi par ce moyen.

On a aussi chapeauté une activité de lancement organisée par une de nos employées qui est entraîneuse.

En plus, on a créé un groupe Facebook pour participer au Défi dans lequel les gens publiaient leurs entraînements. C’était vraiment intéressant; on a découvert des activités que nous ne savions même pas que nos collègues faisaient.

On a aussi offert une panoplie de cours à différents moments de la journée, afin de faciliter la participation à des activités physiques.

Finalement, on a organisé une activité de clôture dans laquelle on s’était tous habillé en fluo!»

Est-ce que le Défi Entreprises vous a permis de mieux prendre le pouls de vos employés?

«Oui, mais en général, on est vraiment proche de nos employés. Les gestionnaires ont des petites équipes. De façon spécifique, certains ont mentionné que le Défi avait vraiment fait une différence dans leur vie. Ça répondait vraiment à nos besoins!»

Qu’est-ce qui a été plus difficile?

«La motivation pour les cours en ligne a diminuée au fil du temps. C’est facile de perdre des habitudes. On a essayé de mobiliser les gens et de stimuler cette participation quand on a remarqué cette diminution.»

Si vous aviez à conseiller une entreprise qui participe au Défi Entreprises 42 jours, quels conseils lui donneriez-vous?

«Le Défi Entreprises, comme tout projet, doit être porté par la direction. L’initiative peut venir de n’importe où mais ça prend l’engagement de la direction. Ne serait-ce que la Présidente qui se prend en photo lors de sa marche.

Il faut être conscient que ça prend du temps; il faut investir ce temps pour en récolter les bienfaits.»

Comment le Défi Entreprises s’intègre dans votre stratégie de promotion de la santé en entreprise?

«On travaille la conciliation travail-famille depuis des années; nous avons eu la certification Concilivi en ce sens, mais il nous manquait l’angle de l’activité physique.

On savait aussi qu’on avait des sportifs dans l’organisation mais ce n’est pas eux qu’on visait. Vu le succès populaire du Défi Entreprises 42 jours, on a décidé de continuer les cours d’activité physique sur l’heure du midi!»

Vous avez eu 100 participants sur 200 employés à cet événement sportif virtuel. Quelle était votre attente de départ?

«Honnêtement, jamais autant! On sait que les gens ont plein d’obligations alors nous n’avions pas d’attentes.

On s’attendait à mobiliser environ un tiers de nos employés. On est vraiment contents d’avoir eu plus de participants et qu’ils aient en plus bien participés en entrant plus de minutes d’activités physiques.»

Est-ce que le télétravail va continuer au-delà de la pandémie?

«Quand on a mis en place notre politique de télétravail, on avait déjà accordé une journée de télétravail, ce qui était la norme à l’époque.

Évidemment, ça va devoir augmenter suite à la pandémie mais ça ne sera pas 100 %. On va vouloir continuer à voir nos employés, mais pas 100 % au travail, ni 100 % à la maison. On va le présenter la semaine prochaine pour que tout le monde le sache d’avance.»

Votre travail actuel doit être difficile car vous gérez en même temps du très court terme et il faut en même temps prévoir l’après-pandémie. Comment vivez-vous ça?

«On a dû mettre nos projets de développement de côté en début d’année. Pour moi, ça ne sert à rien de travailler des grands projets de développement actuellement. On a plutôt besoin de sécurité, de ne pas se sentir isolé, etc.»

C’est un peu comme la pyramide de Maslow; on s’occupe de la base ?

«En plein ça! On a commencé en mars en disant que personne n’allait perdre son emploi, dans la sécurité. Présentement, on est plus dans le sentiment d’appartenance. On a acheté des tasses, du chocolat chaud, des cotons ouatés afin de favoriser ce sentiment. C’est certain que les gens veulent se développer mais je pense qu’à court terme, on met les grands projets de ressources humaines de côté et on se concentre sur la base.»

Ce que je retiens de cet entretien, c’est que pour qu’un événement sportif virtuel soit une réussite, ça prend une direction impliquée et bienveillante.

«Très drôle que tu dises ça… on aime beaucoup ce mot là, la bienveillance. En passant, on a beaucoup beaucoup apprécié le Défi Entreprises ainsi que l’accompagnement. C’était facile d’embarquer dans un Défi bien structuré et qui soit facile à livrer pour l’organisation. On a beaucoup apprécié!»

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