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Une définition scientifique du minimalisme

Depuis que le monde de la course à pied a été pris d’assaut par les chaussures minimalistes il y a quelques années, je me fais poser la question : qu’est-ce qu’une chaussure minimaliste?

Aujourd’hui, bonne nouvelle, on a une définition scientifique du minimalisme! En effet, un groupe de chercheurs dont fait parti Blaise Dubois et Jean-François Esculier de La Clinique du Coureur, a publié une étude dans laquelle ils donnent une définition du minimalisme et une façon de le mesurer sur une échelle de 1 à 100.

Il s’agit d’une étude de type delphi, ce qui signifie qu’un groupe d’experts a été interrogé. Dans l’étude en question, ce sont 42 experts, provenant de 11 pays différents qui ont tenté de trouver une façon de mesurer le minimalisme.

Voici leur définition du minimalisme : « Footwear providing minimal interference with the natural movement of the foot due to its high flexibility, low heel to toe drop, weight and stack height, and the absence of motion control and stability devices ».

Traduction libre : « Une chaussure qui interfère minimalement avec le mouvement naturel du pied, grâce à sa grande flexibilité, son faible dénivelé, poids et hauteur, et l’absence de technologie de contrôle du pied. »

En gros, moins il y a de chaussure, plus la chaussure est minimale. Il y a donc 5 critères pour définir le degré de minimalisme de la chaussure :

  • Le poids, plus il est faible, plus la chaussure est minimale
  • La hauteur totale, mesurée au milieu de talon
  • Le dénivelé, la différence de hauteur entre le talon de la chaussure et l’avant de la chaussure
  • Le nombre de technologie de contrôle du pied, comme une semelle avec plusieurs densités ou une coupole rigide pour tenir le talon
  • Flexibilité en longueur et en largeur, mesuré selon des tests faciles à effectuer

Chaque critère vaut 5 points. Les points sont attribués en fonction d’une échelle. Si vous aimeriez utiliser cette échelle pour en savoir plus sur vos chaussures, utilisez le guide d’utilisation qu’ils ont fait.

Pour vous donner une idée, voici les caractéristiques que devraient avoir une chaussure 100 % minimaliste :

  • Pèse moins de 125 grammes
  • Hauteur au talon de moins de 8mm
  • Dénivelé de moins de 1 mm
  • Aucune technologie de contrôle du pied
  • On peut rouler la chaussure sur elle-même à plus de 360 degrés dans le sens de la longueur et de la largeur

En gros, ça ressemble pas mal à des bas… 😉

La bonne nouvelle, c’est que cet indice va pouvoir nous aider par la suite à connaître le temps qu’on devrait prendre pour effectuer une transition entre deux chaussures ou encore nous aider à quantifier l’impact de la chaussure sur la technique de course.

Bravo!

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About Daniel Riou

Détenteur d'un baccalauréat en Kinésiologie de l'Université Laval, mon objectif est de contribuer à rendre le monde plus actif. Voici comment : Défi Entreprises /  / Course de la Cité-Limoilou / Trail du Grand-Duc Facebook / Twitter / LinkedIn Formation continue : Diverses formations par La Clinique du Coureur Programme ''Conscience d'Affaire'' de la Chambre de Commerce de Québec (en cours)

10 réflexions au sujet de “Une définition scientifique du minimalisme”

  1. Je trouve leur travail sensé. Même si je trouve que la liberté de
    mouvement des orteils comme sur les 5 fingers donnent un sensation de
    liberté/naturelle/minimaliste supplémentaire. Les Hoka appararaissent au
    final un peu minimalistes et ça c’est cool !

    J’aurai tout de même pris en compte
    la quantité d’amorti intrinsèque. Une chaussure comme les adidas ultra
    boost amorti tout de même bien plus que n’importe quelle chaussure
    équivalente pour un même niveau de hauteur de semelle.

    D’autre
    part, avoir un index c’est bien, mais à quoi il peut bien servir dans la
    vie de tous les jours? Avoir une hoka à 12 points ou une kayano elle
    aussi à 12 (grosse approximation à vue de nez) ne serait-il pas contre
    productif au final ?

    Répondre
  2. Je trouve leur travail sensé. Même si je trouve que la liberté de
    mouvement des orteils comme sur les 5 fingers donnent un sensation de
    liberté/naturelle/minimaliste supplémentaire. Les Hoka appararaissent au
    final un peu minimalistes et ça c’est cool !

    J’aurai tout de même pris en compte
    la quantité d’amorti intrinsèque. Une chaussure comme les adidas ultra
    boost amorti tout de même bien plus que n’importe quelle chaussure
    équivalente pour un même niveau de hauteur de semelle.

    D’autre
    part, avoir un index c’est bien, mais à quoi il peut bien servir dans la
    vie de tous les jours? Avoir une hoka à 12 points ou une kayano elle
    aussi à 12 (grosse approximation à vue de nez) ne serait-il pas contre
    productif au final ?

    Répondre
    • Bonne question pour l’amorti dont vous parlez. Je n’ai pas essayé les boost, donc difficile pour moi d’en parler. Comment pourrait-on quantifier « l’amorti intrinsèque » dont vous parlez?
      Pour l’indice, j’ai l’impression qu’une hoke à 12 et une kayano à 12 modifient autant la foulée l’une que l’autre?

      Répondre
      • Une hauteur de semelle définit difficilement à quel point la décélération va être progressive/douce. Cela dépend aussi du matériau utilisé.

        Elles les modifient peut-être autant, ce point est discutable, mais elles les modifient certainement différemment.

        Un autre point qui me vient à l’esprit en rédigeant ces quelques lignes, la forme de la semelle. Si on court avec des cube en mousse, la foulée sera aussi certainement bouleversée, et ce n’est pas pris en compte dans cet index.

        Un chiffre élevé garantira une chaussure ne perturbant que peu le contact pied-sol, mais deux questions subsisteront fondamentalement:
        _ Est-ce que c’est un avantage ? Est-il limité à certains coureurs ?
        _ En quoi un index faible est un handicap ?

        Mes questions sont ouvertes et plus un appel à la discussion. J’ai des chaussures minimalistes, et d’autres plus amorties que j’apprécie tout autant.

        Répondre
        • Salut,

          Effectivement, certains éléments ne sont pas pris en compte.

          Pour vos questions :
          Je n’ai pas l’impression que l’indice vise à dire qu’une chaussure est meilleure qu’une autre. Je suis bien d’accord avec vous sur cela et je ne pense pas qu’un indice faible soit un handicap.

          D’ailleurs, vu cette logique, je trouve « bizarre » que l’indice minimaliste. Il me semble que j’aurais fait naturellement l’indice à l’envers : 0 = pieds nus et 100 = la plus grosse chaussure.

          C’est généralement comme cela que les mesures fonctionnent. Plus d’eau dans mon becher = chiffre plus élevé de contenu en eau.

        • Une échelle ouverte 😉

          Ou alors:
          0 = pied nu
          100 = bloc de béton ou cube en plomb

          Je suis loin de critiquer négativement ce travail, je trouve la piste de réflexion intéressante et bien axée.

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Daniel Riou

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