Hydratation et froid : 4 raisons de ne pas laisser votre gourde au chaud

Vous vous préparez pour une sortie de course à pied d’une dizaine de km, un beau samedi matin du mois de juillet, avec des températures au-dessus de 20 °C avec une d’humidité bien présente. La question ne se pose pas à savoir si vous traînez de l’eau avec vous, n’est-ce pas?

Qu’en est-il d’une sortie de 10 km en plein mois de février, à une température de -15 °C? Les chances que vous vous posiez la question à savoir si ça vaut la peine d’apporter de l’eau avec vous durant votre sortie sont assez élevées. En fait, je serais curieuse de faire un sondage afin de savoir qui traîne de l’eau pour un entraînement extérieur d’environ 1h en plein hiver au Québec. Je crois que la grande majorité d’entre nous laisse son sac d’hydratation derrière.

En effet, lorsqu’il fait froid à l’extérieur, les signaux environnementaux qui nous incitent à consommer des liquides sont moins nombreux : la sueur se pointe à peine le bout du nez et on ne sent pas que notre corps surchauffe pendant l’activité sous nos multiples couches de vêtements.

Est-ce qu’on peut souffrir de déshydratation en hiver? Absolument!

Pourquoi on se déshydrate aussi en hiver?

Même s’il fait -20 °C, notre corps continue de perdre de l’eau.

1. Transpiration

Froid ou chaud, la transpiration est bien présente, malgré les vêtements multicouches qui absorbent la sueur. Comme l’évaporation est plus lente au froid, on sous-estime la perte de liquide.

2. L’air froid est sec

L’air hivernal contient très peu d’humidité. Chaque respiration fait perdre de l’eau, et en sport d’endurance comme la course ou le ski de fond par exemple, ça peut représenter beaucoup.

3. Le réflexe de soif diminue

Le froid réduit la sensation de soif. Qui a envie de boire de l’eau froide, voire gelée à -15 °C? Résultat : on boit moins… même si le corps en aurait besoin.

4. Les environnements intérieurs chauffés

Les salles de musculation et les maisons chauffées sont très secs. Il peut devenir facile de se déshydrater dans de telles circonstances sans même s’en rendre compte.

Bref, les besoins en hydratation diminuent très peu lorsqu’il fait froid.

La Formule : Combien boire durant l’effort ?

Pour connaître votre perte exacte, pesez-vous sans vêtement avant et après votre entraînement. Chaque kilo perdu correspond à environ 1 litre d’eau que vous n’avez pas remplacé. En hiver, la différence pourrait vous surprendre !

Ne laissez pas votre gourde au chaud

En résumé, courir en plein mois de février au Québec est un défi magnifique, mais notre corps travaille deux fois plus dur pour maintenir sa température et humidifier l’air sec qu’on respire. Traîner avec soi de l’eau ou boisson à base d’électrolytes est donc loin d’être un luxe.

Conseil : Remplissez votre gourde d’un liquide tiède avant de partir. Non seulement cela retardera la formation de gel dans votre contenant, mais cela sera beaucoup plus agréable à boire lorsque le mercure frôle les -15 °C.

Alors, samedi prochain, est-ce que votre gourde sera de la partie ?

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Claude Godbout Chargée de projet
Ancienne membre de l’équipe nationale de biathlon et Championne du monde de courses à obstacles, l’activité physique a une place de choix dans mon quotidien.

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