Technique de course : comparer des pommes avec des pommes

Ça me fait toujours rire quand on me dit : «tu devrais courir comme ça, car les pros courent comme ça. » Généralement, on me montre ensuite le vidéo d’une compétition de 10 000 m avec des coureurs d’élite. Par exemple voici un vidéo (nul) dans lequel on compare un Meb Keflezighi, un professionnel de duathlon et un coureur amateur. On nous explique ensuite qu’est-ce qui fait que Meb court plus vite.

Est-ce que l’amplitude de mouvement de Meb fait qu’il court plus vite ou est-ce parce qu’il court plus vite que ses jambes vont plus haut? Les deux facteurs sont certainement reliés, mais je suis persuadé que pour comparer deux technique de course, il faut avoir des coureurs qui vont à la même vitesse. Avez-vous déjà essayé de courir à 5 minutes/km comme ça :

haile gebreselassie
haile gebreselassie en sprint final

Je ne pense pas que ce soit très efficace. Pourquoi? Parce que plusieurs mouvement en course à pied sont «passifs», ce qui veut dire que le muscle ne se contracte pas pour l’effectuer (la suite dans un prochain article). Toujours est-il que si vous êtes parmis le commun des mortels (comme moi), vous feriez mieux de regarder ce vidéo si vous voulez copier la technique d’un professionnel :

 

8 réflexions au sujet de “Technique de course : comparer des pommes avec des pommes”

  1. Dans la video, la fréquence des foulées du groupe de coureurs à l’échauffement est approximativement de 150 pas/min. On est loin du sacro-saint 180 pas/min… un autre mythe à faire tomber ?

    Répondre
    • Je ne crois pas que c’est un myth … Selon certaines observations , les marathonien en tete de peloton serais davantage dans le 170 -190 pas/min range avec une attaque mi pied et + tu t’éloignes vers les peloton arriere , moins ils sont dans le 170 – 190 pas/min et + ils attaques de talon …… je ne dis pas qu’il n’y a pas d’exeption ou que c’est vraiment une cause à effet direct et obligatoire mais ….

      Répondre
        • C’est exactement où je veux en venir.
          Je m’essaye sur une analogie automobil…istique : la longueur de la foulée serait comme le rapport de boîte de vitesse et le nombre de pas par minutes le régime moteur (voir les autres analogies auto dans les très bons transparents que Daniel présente sur ce site au sujet de la VAM et de l’endurance). Pour la consommation de carburant et la longévité du moteur, c’est pas une bonne chose pour une auto de tourisme de rouler à 90 km/h en 2ième vitesse à 4500 tours/min (ni à 20 km/h en 5ième vitesse).
          Ma perception en course à pied est similaire c’est un peu contre-nature (pour moi… avec une attaque mi/avant du pied et de longues jambes) de faire mes longues sorties en me “forçant” à maintenir une cadence élevée proche de 180 pas/min. Je m’oblige alors à raccourcir la foulée pour maintenir une vitesse “raisonnable”. L’attaque du pied au sol est à la même place en avant du centre de graviter mais j’ai l’impression de “brider” l’appui au sol dans la phase arrière. Ça fait l’effet de courir en voulant minimiser le temps de contact au sol (TCS) comme si on marche sur des chardons ardents.
          Est-ce une bonne stratégie lors des longues sortie ? Je suis tenté de dire non lorsque c’est exagéré. Je crois qu’il faut trouver son “sweet spot”.
          Donc j’ai hâte de voir le prochain billet de Daniel concernant le TCS.

Laisser un commentaire