Compte rendu du Relais de la Tribu + Vidéo en bonus!

La semaine dernière, nous avons remporté le Relais de la Tribu, une course qui relie Montréal à Québec, au profit de la fondation Déséquilibre. Course à pied.ca a formé deux équipes pour l’occasion et nous nous sommes donné une règle supplémentaire à l’interne : en tout temps, les deux équipes devaient courir ensemble. Je vais sans plus tarder laisser mes coéquipiers vous raconter leurs aventures!

Rino Lagacé – La fourmi atomique!

En fin de semaine, je participais … À une aventure !! … Un peu spécial 😉

Le relais de la tribu; Une course à relais de 250km (257km plus précisément) entre Montréal et Québec. Le but étant d’amasser des fonds pour la fondation DésÉquilibres.  Je pense que chaque personne y participe pour des raisons propres à eux … Je pense aussi que mes raisons d’y participer l’an prochain ne seront pas les mêmes que celles que j’avais pour cette année.

Quand on m’a offert de faire partie de l’équipe CAP.CA, j’étais bien sur très content et je ne pouvais pas demander mieux que de faire partie de cette merveilleuse équipe. Mais bizarrement, je n’étais pas très motivé à participer à cette course comme telle. Encore aujourd’hui, j’ai de la difficulté à vous dire pourquoi … C’était comme ça. Mais en ce moment, je peux vous dire que je ne regrette absolument rien et je suis tellement content de l’avoir fait. Déjà, 24h après avoir franchit la ligne d’arriver aux plaines, je suis prêt à me réinscrire pour l’année prochaine. Je recommande cette aventure à tout le monde. Je suis tellement fière d’avoir fait partie de ce projet avec tous les membres des 2 équipes CAP.CA. À Patrick Hébert, Daniel Riou, Jérome Riou, Marcel Riou, Charles Olivier, Yves LeFrançois, Phong Bui, Fred Bouchard et Christian Lachance; Merci !!!

Je veux toute suite commencer ce récit en parlant de mon partner de course; Patrick Hébert. Patrick était déjà un ami et je savais qu’on aurait beaucoup de plaisir à courir ce défi ensemble. Ce défi m’a encore démontré à quel point, non seulement Pat est un bon coureur, un bon partner; mais aussi un homme de qualité. Nos 5 relais ont été uniques, mais d’entrer de jeu, j’ai juste le goût de dire que sans lui, je n’ai même pas le goût de m’imaginer comment aurait été mon 4e et mon 5e relais. Maudit que j’étais content qu’il soit là. Pas seulement parce que j’avais une présence avec moi, mais bien parce que c’était lui. Il avait les bons mots pour m’encourager, et il gérait SA course en fonction de comment ON se sentait, et même en  fonction de comment  moi je me se sentais. C’est ça Patrick Hébert; un gars d’équipe, un homme loyal, un homme fidèle. Fidèle à lui-même et fidèle aux autres. Quand nous avons terminé notre dernier relais, j’ai pris Patrick dans mes bras et je lui ai dit : «T’es le meilleur partner du monde»…. J’avais raison de lui dire ça.

 Relais #1 (Sous les 40 minutes avec un pace de 3’58)

Nous avions vraiment hâte de commencer. J’avais les jambes qui me chatouillaient et j’avais juste le goût d’exploser. Patrick lui, il ne tenait plus en place. À ce moment de la course, nous étions 2e (nos premiers coureurs avaient couru intelligemment). Mais j’avais dit à Pat que j’étais tanné d’être 2e et qu’après ce relais, nous allions être les premiers … Faux, le coureurs du relais 4 de l’autre équipe étaient leur plus fort coureur et  notre équipe avait 5 minutes de retard sur l’équipe compétitive. Donc Pat et moi n’avons pas réussit à le rattraper, mais nous avons réussi à réduire l’écart à 3 minutes. Donc c’était très bon. Nous savions que les frères Riou étaient les coureurs suivants et que nous passerions en tête.

 Relais#2 (41 minutes)

Ce relais, à été pour moi, le plus «hot». C’était le relais avant la pause à Trois-Rivières.  Ç’est le relais que Patrick et moi allions probablement devoir nous mesurer au coureur le plus rapide de l’équipe qui nous faisait compétition. C’est effectivement ce qui s’est passé. Nous partons donc en même temps… Pat, moi et l’autre coureur. Nous partons sur un pace de 4’05 environ. Pendant 4km il nous a suivit. J’étais un peu tanné de me faire talonner par ce coureur (rien de personnelle, seulement un peu d’orgueil de compétition masculine) … Donc après avoir traversé le festival de la galette, je décide de mettre la machine en 5e gear … et je savais que Patrick allait suivre… On augmente donc le pace à 3’45 / 3’50 du km.  5 minutes après, Patrick se rapproche de moi et il me dit : « on est entrain de le perde mon Rino ». Nous avons terminé ce relais en feu, avec plusieurs centaines de mètre devant notre compétition. On venait de sortir tout un relais. Nous avions le sentiment du devoir accomplis … Quel feeling

Relais#3(un autre relais avec un pace moyen de 4’00/km)

Mon mollet gauche me faisait très mal. Rimouski la semaine d’avant avait laissé des traces et je savais que mes mollets n’avaient pas bien récupérés. Mais la job devait être fait. Un coup parti, bien échauffé, le relais 3 s’est très bien passé. Nous étions premier et nous voulions creuser davantage l’écart entre nous et les autres équipes. Dans nos têtes, Pat et moi, on voulait se défoncer pour l’équipe. Donner le plus de «lousse» possible aux autres coureurs de l’équipe. C’est ce qu’on s’était donné comme mandat

Relais#4 (Beaucoup plus difficile avec un temps de 45 min)

Un relais très difficile physiquement et moralement. Assurément le plus difficile de tous les relais (Je pense que Patrick sera d’accord). Mon mollet voulait arracher. Il faisait froid, avec un bon vent de face. Le manque de sommeil faisait des siennes. De plus, j’avais faim et je ressentais des signes d’hypoglycémie. C’est aussi à ce relais que j’ai commencé à avoir des points à l’effort. Bref mon corps criait de partout … Mutuellement, Pat et moi, on s’encourageait. On a tous les 2 dû creuser un peu plus loin pour ce relais…

Relais#5

Dernier relais. Mais pas le plus facile. Cette portion du parcours était une des plus difficile avec 2 ou 3 bonnes côtes à monter, incluant la côte de Cap Rouge. Je remercie mon partenaire de course pour ce relais. Patrick a été génial. Il m’a parlé tout le long. Il me disait de relaxer quand je commençais à vouloir pousser un peu plus. Il a complètement géré ce relais et je l’écoutais … Je le suivait. Il voulait que je savoure ce dernier relais. C’est ce qu’il faisait, et c’est ce que j’essayais de faire. Sans lui, ce relais aurait été interminable. Grâce à lui, ça été un bon relais, malgré la douleur et la fatigue. Merci Patrick Hébert.

Quand on me parlera du «Relais de la tribu» (selon ce que j’ai vécu et selon ma perception), J’aurai envie de dire: «c’est toute une aventure». Le relais de la tribu, ce n’est pas une course facile, mais on est tellement fière quand on l’a fait. Surtout 24h après, quand la poussière est retombée, que le corps et la tête se sont reposés.

Le relais de la tribu c’est un défi sérieux, mais c’est aussi beaucoup de rire dans les autos,  des anecdotes à raconter, des liens d’amitié qui se crée … qui se consolident et c’est évidemment du plaisir garanti en gang.

Le relais de la tribu, c’est  aussi une compétions contre d’autres coureurs … Mais surtout contre soi même. C’est de l’entraide et du support. On encourage les autres et on se fait encourager. C’est avoir l’impression de faire partie d’une famille. C’est de travailler ensemble pour accomplir le même objectif.

Le relais de la tribu, c’est demandant; On en demande beaucoup au corps et à notre tête. Le millage s’accumule de relais en relais sur le corps, et le manque de sommeil agit sur notre état d’esprit. Entre nos relais, on a en masse de temps pour se rendre compte des effets de ce millage, qui s’accumule petit à petit. On essaie, bien sur, de se convaincre qu’on va récupérer… Récupérer ? lol est bonne celle la. Chose certaine, pendant cette aventure, sa ce peut que ça fasse mal un moment donné. On court dans le  froid, la  noirceur, sans sommeil, et tout ça en se demandant comment on va faire pour courir un autre 10km avec tous les signes de détresse que le corps nous envoie. Le relais de la tribu, c’est donc de «le faire», même si tu es magané, même si c’est la nuit et que tu as juste le goût de dormir, ou même si ton système digestif ne veut plus rien savoir… Ou même si tu as un genou qui te lâche ou un mollets qui veut arracher. Bref, c’est le party dans ton corps, et la tête est fatiguée du bruit. Mais n’est ce pas ça qui rend la chose unique et attirante? Je pense que oui. Si c’était facile tout le monde le ferait …

Bref, le relais de la tribu; c’est toute une aventure.

Pour terminer, je veux dire merci à Daniel Riou. Mon ami, mon collègue de travail, mon coach. Merci d’avoir fait de moi un membre de ton équipe. Je suis fière de faire partie de tes projets…!!

À l’année prochaine

«Suit up »

Rino Lagacé

CAP.CA

 

Yves Lefrançois – Le Phoenix

Troisième année dans cette expérience et certainement la plus humaine des 3 années. Nous étions 2 équipes à travailler ensemble à atteindre la ligne d’arrivée ensemble. Si seules la victoire et la volonté de battre notre temps de l’an passé avait été l’objectif, probablement qu’une des 2 équipes aurait été assez démoralisée… Nous avons eu des douleurs à surmonter dans ces 24 heures et seuls, on peut souvent aller plus vite, mais ensemble, on va plus loin. Nous avons 5 recrues cette année qui ont vécu quelque chose d’unique et je suis tellement fier de tout le monde… Cette édition 2013 de nos équipes de la tribu est une édition formidable. Je remercie mon partenaire de course durant cette épreuve, Frédéric Bouchard, tu as relevé un défi colossal. On savait que la course n’avait pas été ton activité sportive principale dans les derniers mois et tu nous as surpris intensément. Les quelques derniers km ont été éprouvants et tu as relevé le défi avec brio! Surprenant ce que le crossfit peut faire. De mon côté, je me suis aussi impressionné moi-même. J’ai repris la motivation de la course il y a 2 mois et je suis surpris de ce résultat au-dessus de mes attentes! Faire 50 km de course après 2 mois de remise en forme…bravo à mon moi-même…  Les Riou… (Marcel Riou, Daniel Riou et Jérôme Riou) toujours aussi WOW. Vous êtes les 3 des inspirations intenses pour nous tous… La sagesse de Marcel et la fougue des 2 frères… Christian Lachance… Ben là, je suis impressionné! Après 2 ans d’expérience de course et aucun marathon à son actif, il réussit avec intelligence à parcourir les 50 km…oui, il a mal, mais vraiment, je suis impressionné… Bravo. Charles Olivier…quelques semaines avant le départ, lors d’un entraînement de groupe, il ne termine pas dû à des douleurs au genou droit…. HUM….Quel doute avions-nous!!! De plus, les longues sorties ne sont pas dans ses cordes comme on dit et voilà ce qui devait arrivé…le genou lâche au début du 4e relais et nous étions dans la voiture avec des visages un peu pâles mettons…on réorganisait déjà les relais pour remplacer Charles dans ce relais et le 5e aussi…mais non…Incroyable, mais vrai, il a complété son 4e relais et a aussi fait son 5e… Humainement émotif à souhait et nous étions tous tellement fiers! La paire Rino Lagacé et Patrick Hebert… De solides coureurs qui ont tout donné et leur amitié fût certainement consolidée avec cette expérience. Phong Bui, tu as été droit du début à la fin…on t’a senti en contrôle constant de la situation et tu as été très inspirant.

On se dit certainement à l’an prochain et merci à tous nos supporteurs! C’était motivant de voir des « like » même durant la nuit…nous étions surpris et contents de voir autant de gens nous suivre….

 

Charles Olivier – Le Taureau

 

Patrick Hébert – L’élan

Pour vous mettre en contexte, le relais de la tribu est une course à relais qui part de Montréal et nous fait terminer dans la magnifique ville de Québec!  250 km, oups, l’organisateur nous annonce qu’il y a quelques km en plus, c’est donc une course de 257 km qui est faite par 5 personnes qui se relaient à chaque 10 km (environ).  L’objectif de cette course est d’amasser des dons pour la fondation DésÉquilibre, merveilleuse fondation  qui aide les jeunes, ayant des problèmes divers, à s’accrocher à la vie sociale par le biais de défis sportifs!!!

Le tout commence par la création de deux équipes : Courseapied.ca 1 étant composée de Jérôme Riou (Capitaine), Patrick Hébert, Christian Lachance, Marcel Riou et Yves Lefrançois et Courseapied.ca 2 de Daniel Riou (Capitaine), Rino Lagacé, Phong Buy, Charles Olivier et Frédéric Bouchard; sans oublier Gérald le chauffeur de courseapied.ca 2.  Nous courons donc en équipe de deux chacun des relais, Rino Lagacé étant MON partner de course ;).

Chaque coureur se devait de se trouver un animal Totem qui nous représentait.  Le miens était L’élan.  En voici la description : L’élan insiste sur l’amitié et la coopération le sens de l’unité, qui vient de l’appartenance à un groupe ou une communauté. Il souligne la nécessité d’établir des relations.  Si vous êtes engagé dans une activité impliquant la compétition, que ce soit dans votre vie professionnelle ou dans vos relations personnelles, il se peut que vous vous sentiez menacé et sous pression. Vous avez besoin d’équilibre. L’élan montre la valeur de l’amitié et du partage des intérêts et des expériences avec d’autres. L’élan souligne l’importance de trouver le temps de se rafraîchir et de réfléchir, et de renouveler sa force. L’élan est lié à la vigueur, la résistance, et au besoin d’aller vers les êtres du même genre pour avoir un soutien.

Rino Lagacé (La fourmis étant son totem) est un excellent coureur et ami, connu grâce au groupe de course : courseapied.ca!  Lorsque Rino court rien ne peut l’arrêter, il fait fit de la douleur, de la fatigue et des sentiments.  Rino est un guerrier!!!!  Tout au long de ce défi, Rino me fera dépasser mes limites.  Tout au long de la course il me tirera par sa vitesse.  On est partner de course depuis deux ans et c’est le partner que ça me prenait pour réussir à passer à travers ce défi.  Rino et moi on se complète par nos différences et nos forces!!!!  Avec la fourmi, la fatigue et les découragements se transforment  par des encouragements et de l’énergie.

 Relais #1 (Sous les 40 minutes)

Nous étions la quatrième paire à partir, la première étant Marcel et Charles, la deuxième Phong et Christian, la troisième Yves et Frédéric et la cinquième Daniel et Jérôme.   Nous avions donc extrêmement hâte de mettre les jambes à la pâte :p.  Ce relais était également très spécial pour moi car j’allais courir dans la ville où j’ai grandi et j’allais passer devant la maison de mes parents devant toute ma famille!!!!  Nous savions d’entré de jeux que nous étions en deuxième position, 5 minutes derrière.  Notre objectif était de rattraper l’équipe adverse mais le coureur qui faisait le relais de l’équipe était excellent.  Nous avons tout de même réussi à retrancher 2 minutes à l’équipe en tête!!!  Merci d’ailleurs à ma famille, ils nous ont donné un méchant boost d’encouragement!!!!!!

 Relais #2 (41 minutes)

Les frères Riou avaient réussi à nous emmener en première place à Berthierville.  Notre objectif était donc d’augmenter l’avance de notre équipe ce qui a été fait à merveille avec un pace de 3:58/km!!!  À ce moment-là, l’objectif de Rino et moi était de faire des courses de feu!!!!  C’était aussi un relais très spécial car nous passions à travers le festival de la Galette de Louiseville!!!  C’était de la course Ninja!!!  J’avais l’impression que tout était au ralentit et que les trous s’ouvraient au travers de la foule!!!  J’ouvrais le chemin à mon partner de course qui me suivait au derrière.  L’art de se fondre à la foule…ben on l’a pas eu, le monde  ne comprenaient tellement pas ce qui se passait, c’était très drôle!!!!  Après avoir traversé le festival, il y avait toujours un coureur qui nous suivait.   Ca faisait un petit bout que ce coureur nous suivait et après 4 km on croyait bien qu’il décrocherait, mais non. Mais ça l’allait plus durer très longtemps!  Rino, telle une F1 décida d’embarquer sur la vitesse « on fait allumer l’asphalte » !  À bout de souffle je le suivais, à 4 :00/km, 3 :55/km, 3 :55/km, l’autre coureur toujours là.  À 3 :45/km, je regarde par-dessus mon épaule et on avait littéralement cassé l’autre coureur!!!  Il était temps, entre deux essoufflements, je dis à Rino : « Ok, mon homme on a deux cents mètres d’avance, si tu continues c’est moi que tu casses!!!! »  Ca été sans aucun doute le meilleur relais de Rino, il m’a carrément transporté!!!!!!

Relais #3 (notre premier relais de nuit)

Après la neutralisation de Trois-Rivières, nous étions un groupe de 4-5 équipes à partir en même temps. Nous avions donc de la compagnie à nouveau.  Rendu à notre tour, nous étions confrontés au meilleur coureur de l’équipe adverse.  Mais le seul «hic» était qu’il avait une avance de 1 km, mais ils étaient 8 coureurs dans leurs équipe au lieu de 5 coureurs, donc ils faisaient des relais de 5 km!  On a encore une fois ouvert les valves et avons terminé avec un avance de 2-3 minutes.

Relais #4 (45 min et le plus difficile mentalement)

Il était 5 :50 du matin, la fatigue dans nos jambes étaient présente et celle dans notre corps aussi.  Nous étions la dernière paire à courir de nuit et il faisait «Frette».  J’avais des points à l’estomac, Rino aussi.  On ne s’est presque pas parlé durant ce relais. Demandez à Rino, ce n’est pas mon habitude.  Je pense que le fait que Rino et moi ressentions la même douleur, a fait en sorte qu’on se comprenait et on s’encourageait lorsque l’on se relayait pour se bloquer le vent et c’est tout, et c’était en masse.  On était ensemble mais par la pensé!  Rino avait les mollets détruits pour ajouter à l’inconfort.  Malgré tout nous avons réussis à garder notre avance!

Relais #5 (Les cotes!!!)

On savait depuis le début qu’on aurait le relais le plus difficile à cause des deux côtes de la mort qui le composent.  J’étais donc très prêt à y faire face!  Nous avions également eu les recommandations de Jérôme qui avait déjà fait ce relais l’an passé.

 Rino-Pat-Jé Relais de la Tribu

 C’était notre dernier relais et j’avais à l’esprit de savourer chacun des derniers kilomètre à parcourir!!!!  Je voulais transmettre ma philosophie à mon partner Rino!!!  Je lui ai dit : On a mal mais on en parle pas,  c’est nos derniers kilomètres d’une année exceptionnelle de course,  on en profite!!!!  Je crois bien que j’ai réussi à le convaincre d’entrer dans ma pensé, car nous avons fini ce relais en montant la dernière côte avec le gros sourire dans le visage!!!!  On s’est serré dans nos bras et Rino m’a dit la plus belle chose qu’il pouvait me dire : «T’es le meilleur partner du monde!!!»

 L’arrivée :

Une image vos milles mots :

LA Tribu Course à pied.ca

VICTOIRE!!!!!!!!!

 En conclusion :

Un merci énorme à toute la gang de Courseapied.ca, j’ai eu du fun avec vous, on a ri en masse!!!!!  Vous êtes des gens d’exception!!!  Charles et son courage; Les frère Riou qui courent comme des fou;  l’énergie contagieuse de Marcel;  votre dépassement à tous!!!!!  Nous avons été tissés comme une famille!!!  MERCI!!!!!!

Merci également à ma femme, qui m’a soutenu tout au long de cette aventure et est venu nous encourager avec mes petits trésors!!!!  Elle est également venue me chercher à Québec, merci, ça ne me tentait vraiment pas de rentrer à la course à St-Barthélemy!!!!

Un merci plus particulier à notre coach et ami Daniel Riou.  Merci de m’avoir invité dans cet événement «INCROYABLE».  Tu m’as permis par tes programmes de devenir un coureur aguerri.  Tu as su me faire profiter de ton expérience par tes multiples conseils.  Tu es un ambassadeur exceptionnel de la course à pieds.  Et le plus important, tu m’as permis de connaitre un ami et un coureur exceptionnel Rino Lagacé!!!!  Merci mon chum!!!!!!

À l’année prochaine!!!!

Vive courseapied.ca!!!!

Patrick Hébert

Jérôme Riou – Le Chacal

Mon relais de la Tribu

Par où commencer quand on doit raconter une aventure si grandiose que le relais de la Tribu? D’abord, je dois avouer qu’à ma troisième participation, je me sentais très prêt et je savais ce qui m’attendait…ou presque.

Dans la dernière semaine, j’ai commencé à mal «feeler». J’avais des maux de tête et de front genre sinusite… Super!! Jeudi soir je me suis acheté des «tylenols» rhume et sinus et j’ai commencé à en prendre pour mieux feeler et ça a fonctionné un peu. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé samedi le jour de la course.

J’étais très fébrile à l’idée de refaire cette course, mais cette fois-ci en paire de deux! Je me disais que ce serait magique! J’allais rire, courir et surtout souffrir avec mon frère quoi de mieux!?

C’est ainsi qu’à débuter notre relais pour la tribu! La course est lancée et ça roule sur le circuit Gilles Villeneuve entre Montréal et Québec…(la 138)

Mon premier relais :

Avant le premier relais, je suis stressé, je suis fatigué et j’ai les nerfs à vif. Je le sais car quand mon père vient me voir pour me demander comment je vais, j’ai les larmes aux yeux et la gorge nouée. J’ai peur de ne pas pouvoir performer et de ralentir le groupe en entier. C’est alors que Dan arrive et me dit :« Moi non plus je feel pas, mais faut pas le dire. Ce qu’on va faire, c’est qu’on va se claquer des acétaminophènes, ça va aider.» Je l’ai écouté et je ne sais pas si ça a aidé, mais je me suis dit que ça aurait au moins un effet placebo.

Notre premier relais commence bien, on roule notre premier kil bien molo (4 :15) pour se réchauffer, mon coach ne sera pas content de lire ça, puis on descend le pace sous les 4min/kilo. Tout va bien jusqu’au 7ème km. À ce moment je commence à être lourd et à ne plus me sentir bien. Je sens que c’est la maladie qui prend le dessus. Je finis mon dernier dix avec une pas pire fatigue, mais bien content d’être premier.

Deuxième relais :

Le deuxième relais se déroule de la même manière que le premier. J’ai pris des tylenols et je cours bien. Tout va bien, on se coupe le vent chacun notre tour et on se permet de garder le pace sous les 4 :00/km ce qui est très l’fun! J’aime courir vite. Mais au 7ème km ça devient encore une fois difficile, mais on persiste à garder le pace. Nous sommes bons et forts.

Troisième relais :

Après la pause à Trois-Rivières qui a duré de 21h30 à 1h00 du matin et durant laquelle je n’ai pas dormi, nous repartons. Phong et Charles donnent un bon départ à notre équipe et les relais s’enchainent. Dan et moi rentrons en piste. Cette fois-ci, Dan est en forme, moi moyen. Je me laisse tout de même entrainer par mon frère qui me donne beaucoup de jus et de plaisir. On tourne même une petite vidéo avec sa Gopro. (vidéo sur laquelle on entend que le vent et on ne voit strictement rien!) J’apprécie ce moment privilégié que j’ai avec lui, la noirceur et les étoiles.- C’est la troisième fois que je cours la Tribu et c’est la première fois que je prends le temps de regarder les étoiles dans le ciel. C’était vraiment beau. – Bref, c’était vraiment un beau relais avec un beau pace, un beau paysage et un beau mal de jambe qui s’installe… C’est tellement beau comme le dirait Marcel.

Quatrième relais :

Ouff…Le pas de plaisir du tout commence! Avant de commencer, je dis à Dan 4 :20?!? (Je me disais qu’on pouvait être relax, on est premier) Il me répond : «Pentoute! On met la gomme!!» Ma face : -__-‘  Ohhh shit…Je ne m’attendais pas à ça…On commence, il met la sauce, je suis. Je sais que je suis conscient durant ce relais, mais je ne réfléchis presque pas. Je suis, je suis et je suis. J’ai de la difficulté à respirer à plein régime puisque mes muscles de cage thoracique sont fatigués. (Courir sans échauffement, c’est difficile. Le faire plusieurs fois de suite ce l’est encore plus!) Dan est toujours devant moi et il me tire en m’encourageant plus souvent que d’habitude. Je souffle, mais je cours. Je ne fais que regarder les mots : «new balance» dans le haut du manteau de Daniel. Nous voyons à la toute fin de notre relais, la première équipe, celle qui est en tête physiquement (pas en temps, puisque nous sommes premiers au temps, mais eux, étaient premiers puisqu’ils étaient partis une heure avant nous de Trois-Rivières). Nous donnons ce que nous devons donner pour finir premier et donner le relais à Charles et Marcel. Voilà c’est fait.

Cinquième relais :

La misère commence réellement. Dès le début, j’ai beaucoup de difficulté à respirer plus que dans tous les autres relais. J’ai l’impression de revenir au marathon de Fort Laurderdale quand j’ai un énorme point dans le dos à 38 km… Je souffre. Je suis Dan et je peine. À un moment il se met en arrière de moi et il me pousse un peu dans le dos pour m’aider…C’est vraiment un bon partner! On roule à 4 :00. Il m’encourage, me dit que j’ai une belle posture de course, que je suis fort et que j’ai un bon pace! Ça va sur 6km ensuite c’est le travail acharné pour garder un pace autour de 4 :20… J’ai mal et j’ai hâte que la souffrance finisse, mais malgré tout, j’aime ce moment. Je suis avec Dan et je cours…! Puis nous arrivons à destination, 1km avant la VRAIE ligne d’arrivée. Les autres embarquent notre pace redescend autour de 6 :15-6 :30/km je suis mieux…La fin est proche nous formons une belle ligne et la victoire est nôtre!

Dans les derniers paragraphes j’ai parlé de mon feeling de course, mais la Tribu n’est pas qu’un feeling de course…C’est aussi un feeling humain!

Charles et Fred sont, selon moi, les deux gars qui sont sortis le plus de leur zone de confort! Charles qui court 20km le genou barré : Woww! J’ai rarement été aussi impressionné! Bravo mon gars! On le voit que j’suis fier de toi dans la vidéo de Rino! J’étais vraiment heureux et fier de toi, de ta persévérance!

Fred t’as frappé le mur, mon gars…Ça pas eu d’l’air facile, mais encore une fois, tu l’as fait et tu peux être fier de toi! T’as tout donné et t’as bien donné! Dans les dernières semaines t’avais à peine couru! Bravo encore!

Marcel et Dan : Vous êtes vraiment les deux meilleurs coéquipiers à avoir. Toujours positifs et jamais atteint par quoi que ce soit. Charles et moi avons été choyé de vous avoir comme équipier. Chacun de nous a eu besoin de vous! Merci encore d’être mes coéquipiers, et surtout respectivement mon père et mon frère.

Pat : Wow! Quelle bonté et quel coureur! Un vrai cœur d’or! Pour vrai j’étais très heureux d’être dans ton char pour travailler avec toi! Un homme dévoué vraiment! Clairement!

Rino : Quel gars solide! Jamais ébranlé, ça a pris jusqu’au 4ème relais avant que j’sache que t’avais mal au mollet… Solide et constant c’est toi! Bravo mon gars! Fier de toi!

Phong : Stick to the plan. Le maître a parlé. T’es un gars de sagesse et de constance. Bravo encore pour ta belle course et ta clémence tout au long de l’expérience! Merci encore!

Christian : Charming! Quel beau bonhomme! 😉 Blague à part, je suis vraiment content d’avoir eu la chance de t’avoir dans le char! Toujours prêt à conter une tite joke! T’as tenu le moral des troupes au max! Merci!

Yves : Bravo, après 8 semaines de course, tu t’es révélé encore une fois comme un phoenix. La grande renaissance est débutée tu devrais atteindre le max pour Boston assez facilement! Bravo mon chum! T’es fort!

3 réflexions au sujet de “Compte rendu du Relais de la Tribu + Vidéo en bonus!”

  1. Bravo! C’ est tout un beau roman vu de l’extérieur. Quelqu’un qui ne vous connaît pas comme moi et qui vous lit est assoiffé de lire la suite de chacun des paragraphe; de visionner vos vidéos. Vous êtes un bel exemple de persévérance et de beauté de la jeunesse . Oups même la T-Rex semble avoir votre âge! Ça donne le goût de courir (*.*).
    Merci de nous partager ces moments inoubliables surement. Formidable ..incroyable mais si magnifique encore BRAVO!

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