Oui le conflit peut être positif !!! / Yes, Conflicts Can Be Positive!!!

(English follows)

Afin d’améliorer les communications et la collaboration au bureau, les entreprises utilisent diverses stratégies de synergie de groupe: l’une d’entre elles consiste à étudier comment elles gèrent les conflits. De nombreuses études ont démontré que la présence d’un conflit d’opinions au sein d’une équipe n’est pas seulement probable mais presque souhaitable!

Pour gérer le conflit, sachez que vous pouvez adopter cinq attitudes toutes aussi bonne les unes que les autres. Ne dit-on pas, par exemple, que souvent « deux avis valent mieux qu’un » (collaborer), mais aussi qu’on peut « vaincre ses ennemis à force de gentillesse » (céder), qu’il « faut couper la poire en deux » (chercher un compromis), que    « le mieux est l’ennemi du bien » (éviter) ou encore que « la raison du plus fort est toujours la meilleure » (rivaliser) ? Voici un graphique représentant les différents modes de gestion de conflits. Une brève description de leurs utilités ainsi que quelques questions pour vous faire réfléchir seront par la suite décrites. L’objectif du texte : vous aider à déterminer quel oiseau vous êtes et quels oiseaux partagent votre vie de près ou de loin.

Le PIC-BOIS : Rivaliser implique de la détermination et de l’inflexibilité : une personne satisfait ses propres aspirations, ses propres besoins, ses propres désirs, aux dépends d’une autre personne. Il s’agit d’une attitude de force et d’autorité par laquelle une personne utilise tous les moyens appropriés, soit sa capacité de convaincre, son rang, des sanctions économiques, pour affermir sa propre position.

Cette façon de faire est vital pour prendre rapidement une décision cruciale (urgences, par exemple) ou lorsqu’il faut faire appliquer des décisions impopulaires. C’est aussi une excellente façon de vous protéger contre des personnes qui tirent avantage d’une attitude plutôt conciliante de votre part. Si vous êtes un pic-bois questionnez-vous à savoir si vous êtes entourée de béni-oui-oui? Si oui, peut-être votre entourage a-t-il appris qu’il est risqué d’être en désaccord avec vous ou a abandonné́ l’idée de vous influencer. Résultat : vous êtes coupée de vos sources d’information. Aussi, est-ce possible que vos subordonnés craignent d’admettre devant vous leur ignorance ou leur incertitude?

La PERRUCHE : Céder, le contraire d’imposer, relève de l’irrésolution et de la coopération. En se montrant conciliante, une personne néglige ses propres aspirations, ses besoins, ses propres désirs, pour satisfaire ceux de l’autre. Il y a une part de sacrifice dans cette attitude. Céder peut vouloir dire faire preuve de générosité ou de charité désintéressée, obéir à un ordre qui déplaît, ou se soumettre devant l’opinion de quelqu’un d’autre.

L’attitude qui vous amène à céder peut vous être utile lorsque vous vous rendez compte que vous avez tort, afin de permettre de voir s’exprimer une opinion différente, pour apprendre des autres et pour montrer que vous êtes raisonnable. Faites la perruche lorsque la question importe beaucoup plus à l’autre personne qu’à vous-même. Se montrer conciliante sur des questions secondaires qui importent aux autres est signe de bonne volonté. Lorsque vous avez tort, avez-vous du mal à le reconnaître? Savez-vous reconnaître le moment où il est temps de céder?

L’ AUTRUCHE : Éviter suppose de l’irrésolution associée à un manque de coopération : sur le moment, la personne ne satisfait ni ses propres aspirations ni celles de l’autre, mais elle se dérobe devant le conflit. L’évitement peut prendre la forme d’un contournement diplomatique de la difficulté, d’un report du problème jusqu’à ce que les circonstances soient plus favorables ou simplement d’un retrait devant une situation menaçante.

Cette façon de faire peut être utile lorsqu’un problème n’a qu’une importance mineure pour nous, ou lorsque des problèmes plus graves demandent une solution urgente. Lorsque vous ne voyez aucun espoir de satisfaire vos aspirations, lorsque par exemple vous avez peu de pouvoir ou êtes frustrée par quelque chose qu’il serait très difficile de changer ou tout simplement pour laisser les esprits s’apaiser — ce qui permet de ramener les tensions à un niveau productif et de prendre du recul. Si vous êtes une autruche, questionnez-vous à savoir si vos collègues ont du mal à obtenir votre avis sur les problèmes? Les décisions sur des questions importantes se prennent-elles parfois par défaut?

L’OISEAU-MOUCHE : Chercher un compromis est le geste d’une personne relativement déterminée et coopérative. Cette attitude consiste à rechercher une solution moyenne partiellement satisfaisante et acceptable pour les deux parties. Cette attitude ne veut pas imposer ou céder; elle cherche à faire plus de concessions qu’en entrant dans une relation compétitive, mais moins qu’en cédant. De même, la recherche d’un compromis mène au traitement d’un problème de façon plus directe plutôt que par un comportement d’évitement; toutefois, ce traitement ne l’approfondit pas autant que le ferait une attitude de collaboration. Pour aboutir à un compromis, il faut faire la part des choses, faire des concessions ou rechercher rapidement un moyen terme.

Se comporter comme un oiseau-mouche est utile lorsque les objectifs à atteindre sont assez importants, mais ne méritent pas qu’on leur consacre les efforts et les risques associés à des attitudes plus autoritaires. Pour aboutir à un règlement provisoire de problèmes complexes; ou comme recours ultime lorsque collaborer et d’imposer n’ont servi à rien. Voici quelques questions à vous poser. D’abord, vous trouvez-vous trop sensible ou trop gêné pour être efficace dans une négociation? Trouvez-vous difficile de faire des concessions?

Le HIBOU : Collaborer nécessite à la fois de la détermination et de la coopération, ce qui est tout à fait à l’opposé du comportement d’évitement. La collaboration suppose un effort de travail en commun avec l’autre pour trouver une solution propre à satisfaire pleinement les aspirations des deux partis. Pour cela, il faut examiner le problème afin de déceler les désirs et les besoins profonds des deux personnes et trouver une solution qui en tienne pleinement compte

Faire le hibou peut être utile pour trouver une solution satisfaisante pour les deux parties lorsque leurs aspirations sont trop importantes pour permettre un compromis; lorsque votre but est d’apprendre, pour faire la synthèse des visions et des opinions de plusieurs personnes qui voient différemment un problème. Si vous utiliser l’approche collaboration, questionnez-vous à savoir s’il vous est difficile de trouver dans les différences des sources d’enrichissement commun, des occasions d’apprendre ou de résoudre des problèmes. Même si les conflits présentent souvent des aspects menaçants ou improductifs, un pessimisme aveugle vous empêche peut-être de saisir des occasions de collaboration et vous prive ainsi des avantages et satisfactions mutuels qui vont de pair avec une coopération fructueuse.

En connaissant mieux vos collègues, en sachant que toutes ces façons de faire sont bonnes, et en prenant votre courage à deux mains pour oser discuter d’une situation que l’on pourrait qualifier de délicate, il vous sera maintenant plus facile de gérer les conflits. Et rappeler-vous que le conflit est souvent sain et qu’il est normal, voir souhaitable dans certaines circonstances. Il suffit simplement de bien l’apprivoiser. Et vous, quelle attitude adoptez-vous? Avez-vous remarqué que celle-ci est très souvent liée au contexte? Pour en savoir davantage, consultez ce lien :  https://www.psychometrics.com/…/thomas-kilmann-conflict-mode/

 


Yes, Conflicts Can Be Positive!!!

Businesses use different group synergy strategies to improve workplace communication and collaboration: one of them is conflict management. A number of studies have shown that a conflict of opinions in a group setting is not only likely but practically desirable!

There are five ways to look at conflict management, each one as good as the other. Think about expressions like “two heads are better than one” (working together), “kill them with kindness” (giving in), “meet each other halfway” (compromising), “if it ain’t broke, don’t fix it” (avoiding) and “might is right” (rival). Here is a graph with the different conflict management methods. Below are brief descriptions of their uses and some questions to help you reflect on them. The goal of this text is to help you determine what type of bird you are and what types surround you, whether closely or from a distance.

Woodpecker

To successfully rival someone you need to be determined and unyielding. You fulfill your own goals, needs and desires at the expense of someone else. With force and authority, you use any means necessary, whether it be persuasion, your rank or economic sanctions, to reinforce your own position.

This approach is essential when a decision needs to be made quickly (for example, in emergencies) or when unpopular decisions need to be carried out. It is also an excellent way of protecting yourself against people who take advantage of you when you are more accomodating. If you consider yourself a woodpecker, ask yourself whether you’re surrounded by yes-men. If yes, maybe those around you have learned that it’s too risky to disagree with you or have given up on convincing you. Result: you’re cut off from other sources of information. Also think about whether those in a lower position than you are too intimidated to tell you that they’re not sure or simply don’t know.

Budgie

Giving in, the opposite of imposing, is the result of indecisiveness and cooperation. When you are accommodating, you neglect your own goals, needs and desires to satisfy those around you. You end up sacrificing a bit with this approach. Giving in could be a show of generosity or selfless kindness, obeying an order you don’t like or agreeing to someone else’s opinion.

Knowing how to give in can be useful when you’re wrong, to hear a different opinion, to learn from others and to show that you are reasonable. Give in when the issue is more important to others than to you. Being accommodating on issues of secondary importance is a sign of good will. Do you find it hard to admit when you’re wrong? Do you know when it’s time to give in?

Ostrich

Avoidance is when indecisiveness meets a lack of cooperation. At that specific moment, you are fulfilling neither your own goals, nor those of others, but instead stay hidden throughout the conflict. Avoidance can look like a tricky diplomatic sidestep. You keep on postponing a problem until the situation improves or you simply abandon an otherwise daunting task.

This approach can be useful when the problem is a small one for you, or when more urgent problems demand an urgent solution. When you see no hope of fulfilling your goals, for example when you have little power or are frustrated by something that’s very difficult to change or to simply calm down, avoiding the situation allows you lower your stress level and take a step back. If you think you’re an ostrich, ask your colleagues if they have trouble getting your view on issues. Do you sometimes make decisions by default simply to get it over with?

Hummingbird

A person who looks to compromise is relatively determined yet cooperative. This approach consists of looking for an average solution that partially fulfills the criteria and is acceptable to both parties. This approach does not seek to impose or give in. Instead, it seeks to make more concessions than a competitive relationship would, but less than one that would give in. At the same time, looking for a compromise is a more direct solution as opposed to straight out avoiding it. However, this approach does not expand and develop the issue as much as a collaborative one would. To come to a compromise, you have to take things into consideration, make concessions or look for a temporary solution.

Behaving like a hummingbird is useful when the issue at hand is fairly important, but not important enough for you to devote the energy and risks associated with a more authoritative approach. You use this approach to figure out a temporary solution to a complex problem or as a last resort when neither collaborating nor imposing are working. Here are some questions to ask yourself. First of all, are you too sensitive or embarrassed to be efficient in a negotiation? Do you find it hard to make concessions?

Owl

Collaboration requires both determination and cooperation, which is the complete opposite of avoidance. Collaborating assumes a group effort to find a solution to meet the needs of both parties. For this to happen, you have to closely look at the problem to figure out what each person wants and needs and to find a solution that keeps all this in mind.

Acting like an owl can be useful when you need to find a solution that will satisfy both parties whose goals are too important for a compromise. It’s useful when your goal is to learn or to summarize everyone’s differing views and opinions. If you often use a collaborative approach, ask yourself whether you find it difficult to find ways of improving everyone’s situation, learning occasions or solve problems when there are many diverging viewpoints. Even when the conflicts normally include intimidating or unproductive aspects, a blind pessimism may be stopping you from taking advantage of opportunities to collaborate and deprive you of mutual advantages and feelings of fulfillment that go hand in hand with successfully cooperating.

By getting to know your colleagues better, by knowing that all these approaches are good approaches and by summoning up the courage to debate a delicate issue, conflict management will become easier. And remember that conflicts can be healthy and normal, even desirable in certain cases. All you need is to be well prepared. Which approach do you normally take? Have you noticed that it often depends on the context? For more information, click here: https://www.psychometrics.com/…/thomas-kilmann-conflict-mode/

 

Laisser un commentaire