À quoi ne devrait pas servir la fréquence cardiaque?

Ce billet fait suite aux 2 premiers billets sur la fréquence cardiaque:

4 mythes sur la fréquence cardiaque

4 façons d’utiliser son cardio-fréquencemètre pour mieux s’entraîner

Alors ce billet traitera des mauvaises utilisations de la fréquence cardiaque. Évidemment, vous pouvez avoir un avis contraire, dans ce cas, je vous inviterais à vous exprimer, ça rend le débat plus intéressant encore.

Utiliser la fréquence cardiaque pour déterminer son allure en compétition

Premièrement, lors d’une compétition, on est plus nerveux et notre fréquence cardiaque risque d’être plus élevée qu’à l’habitude, ce qui pourrait nous amener à partir trop lentement. En plus, vu la dérive cardiaque, vous aurez à diminuer au fur et à mesure que la course avancera.

La plupart des records du monde ont été faits en gardant un pace égal tout au long (marathon) ou en partant un petit peu vite et en finissant très vite (5k). Si vous avez un objectif de temps en tête, vous êtes mieux de partir à la vitesse exacte qui vous permettra d’y arriver. Vous pouvez utiliser la fréquence cardiaque, conjointement avec votre perception de l’effort, pour vous ajuster.

Une chose à éviter est de se fixer une fréquence cardiaque à tenir pendant la compétition. Si vous n’avez pas de problèmes cardio-vasculaires, il n’y a aucune raison de vous limiter avec une fréquence cardiaque à ne pas dépasser. Évidemment, démarrer son marathon à 100% de fréquence cardiaque est à éviter. Voici ce qui arrive pour quelqu’un qui essaie de garder sa fréquence cardiaque constante : 

Utiliser la fréquence cardiaque pour faire des intervalles courts

Oui, c’est possible de le faire, mais je pense que lors d’intervalles intense et plus courts (moins de 3 minutes), il est généralement plus efficace d’utiliser la vitesse pour évaluer l’effort. Une chose est certaine, si vous désirez utiliser la fréquence cardiaque pour déterminer l’intensité de vos entraînement courts, il faudra tenir compte du fait que la fréquence cardiaque prend du temps à monter dans les intervalles. Il ne faut alors pas chercher à atteindre la FC cible le plus rapidement possible. Il se peut même qu’on n’atteigne pas la FC cible dans les 2-3 premiers intervalles. Si on veut atteindre la FC cible trop vite, voici ce qui arrive:

Ainsi, on passe moins de temps à notre intensité cible et on progresse moins rapidement.

Se fixer une fréquence cardiaque à ne pas dépasser

Comme vu dans le billet sur les mythes, il n’y a aucune raison de se fixer une fréquence cardiaque à ne pas dépasser, surtout pas en compétition où il est parfaitement normale que votre fréquence cardiaque soit élevée.

La semaine prochaine, le dernier billet expliquera comment utiliser la fréquence cardiaque pour optimiser son entraînement. Par exemple, comment déterminer sa fréquence cardiaque de réserve et sa fréquence cardiaque maximale réelle. Suivez nous sur FacebookTwitterDaily Mile ou Google + pour ne pas le manquer!

12 réflexions au sujet de “À quoi ne devrait pas servir la fréquence cardiaque?”

  1. Je crois qu’il y a un bemol a apporter sur l’intensite a adopter lors du début d’une epreuve de course a pied car se que j’ai remarque c’est que beaucoup de gens cours les premiers km de leurs course beaucoup trop rapidement ce qui hypotheque le reste de la competition. Surtout qu’une fois les batements cardiaques sont a leur maximum il faut ralentir beaucoup pour retrouver une intensite qui nous permettra de terminer l’epreuve et selon mon experiance c’est pas l’idéal

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  2. Salut Daniel,
    moi j’aimerais bien savoir comment gérer les grosses côtes (genre celle au 15e km du tout du Lac Brome) qui font que le rythme s’emballe et qui prend 1km après pour s’en remettre (même si évidemment on tente dans la côte de ralentir et raccoucir les foulées). Même chose pour des courts parcours, comme les raquettes d’abraham de demain, qui comprend une couple de sérieuses montées.

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    • Salut, comme tu as vu aujourd’hui lors de la course, je n’ai pas de réponse à cette question! Certains diront qu’il faut garder un effort constant (donc garder les pulsations stables, alors que le réflex normal est de vouloir conserver la même vitesse. Un truc que je me donne souvent est de ralentir un peu question d’être capable de ré-accélérer tout de suite en finissant la côte.

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  3. “Aucune raison de se fixer une fréquence cardiaque à ne pas dépasser”, en compétition d’accord et encore pas sûr. Comme vous l’expliquez dans un autre billet il est important de ne pas trop pousser.

    A partir d’un certain seuil (80% de FCM) le corps commence à créer de l’acide lactique, moment à partir duquel le corps n’arrive plus à éliminer suffisamment de déchets. L’effort devient difficile et la fréquence cardiaque n’est plus proportionnelle à l’allure. A partir de ce moment ce n’est pas vos jambes qui vous lâchent mais votre poux qui s’emballe.

    En compét’ pas de problème que l’on tienne les 20 dernières minutes au-delà de ce seuil car le but est de faire un temps. Par contre lors d’un entrainement mieux vaut démarrer calmement et accélérer au fur et à mesure tout en gardant un œil sur le cardio. L’inverse est pratiqué par la majorité des coureurs (débutant et initiés) et ça se paie cash, course difficile à terminer et période de récupération plus longue.

    Selon moi il faut donc travailler ainsi pour évoluer doucement mais surement et évitant la stagnation de la progression(très fréquent). Lors des courses officielles on peut mettre le coup d’accélérateur mais pas au début et il faut toujours en garder sous la pédale.

    Voila mon avis, comme vous proposez de partager 😉

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