5 films pour coureur

En 2019, défiler vers le bas sur Instagram ou Facebook est devenu un passe-temps courant. Littéralement. On se laisse inspirer par des coureurs-influenceurs, on zyeute les stories d’inconnus, voir s’ils ont couru aujourd’hui, on rêve de courir à tous les endroits paradisiaques qui passent sur notre fil d’actualité… Mais aujourd’hui, on se tourne vers un passe-temps des plus classiques et qui est idéal pour la journée du plan portant la mention Rest day, c’est-à-dire: écouter un film. Média qui peut s’avérer tout aussi inspirant que le #gram

Et bien qu’il soit parfois laborieux pour un coureur de respecter cette dite journée de récupération (essentielle), les films présentés ci-dessous donneront raison à cette journée. Il s’agit de 5 films qui m’ont particulièrement marquée dans les dernières années et que j’avais bien envie de vous faire découvrir. Le #5 est celui qui a complètement changé mon mindset cette année. 

Coureur, prépare ton pop-corn, troque ton polyester dry fit pour du gros coton mou, surélève tes jambes et laisse-toi inspirer par l’un de ces films.

10 secondes de liberté (Race) 2014, 2h14m : 

Inspiré de faits vécus, on se transporte en 1934 avec le coureur afro-américain Jesse Owens. Période où la ségrégation raciale domine, sauf pour l’entraîneur Larry Snyder qui mènera Jesse aux Jeux Olympiques d’été de 1936 à Berlin. C’est sous les yeux d’Hitler que Jesse décrochera 4 médailles d’or.

Ce film nous rappelle une portion de cette histoire qui fut le début d’un long combat (toujours pas gagné) pour contrer la discrimination raciale. À plusieurs reprises, j’ai eu envie de me lever de mon sofa pour crier injustice. Suivi de frissons et de larmes aux yeux, ce film mérite d’être vu tout simplement. 

Disponible sur Netflix et bande-annonce : https://bit.ly/2TuHv8g

Saint Ralph, 2004, 1h38 :

Ce film raconte l’histoire du turbulent Ralph désirant gagner le marathon de Boston en 1954. Du haut de ses 14 ans, gagner ce marathon serait le miracle nécessaire pour que sa mère puisse se réveiller d’un coma. 

Un film léger, drôle et inspirant, je n’avais aucune attente, mais fus agréablement surprise. Le fearless contagieux du personnage principal nous rappelle que rien est impossible. Je m’étais dit: « le marathon de Boston, rien de moins hein », mais au final, pourquoi une idée aussi grandiose ne pourrait pas devenir réelle? Pour lui, il n’y avait aucune excuse. 

Disponible en location sur youtube, Amazon

Bande-annonce : https://bit.ly/2N2w9Hh

Gun runners, 2015, 1h29m :

Échanger leur fusil pour des chaussures de course afin de sauver leur vie, c’est la réalité des deux coureurs aspirant à devenir marathoniens professionnels présentés dans ce documentaire. La dure réalité du Kenya est frappante et nous ouvre les yeux sur la vie de ces coureurs mythiques. 

Ils ont le rêve américain dans leur mire, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons que bien des coureurs. Et c’est ce qui m’a le plus marqué, ils ont une motivation que l’on ne connaîtra jamais.

Disponible sur Netflix et bande-annonce : https://bit.ly/2Mica8e

The Barkley Marathons : The race that eats its young, 2014, 1h29 :

Cette course créée par Lazarus Lake (Garry Cantrell) se veut tout sauf commune et accessible. Elle teste les limites du mental et du physique des coureurs. Ces derniers doivent tenter de compléter 5 loops de 20 miles (32km) pour un total de 100 miles (160km) avec plus de 18 000 D+ en 60 heures. La course existe depuis 1986, 40 participants chaque année et on compte seulement 15 finishers à ce jour.  

Une épreuve des plus impressionnantes, ce marathon m’a longtemps intriguée. Cela relève de l’impossible et le documentaire le démontre bien. Il en existe un autre tout aussi intéressant (Where Dreams go to die) présenté par Gary Robbins. Un participant qui tenta à trois reprises de compléter les 5 loops. La 2e fois, il dépassa le 60 heures de 6 secondes…  Définitivement un documentaire qui a rendu ma longue course du weekend moins pénible !

Disponible en location sur Vimeo, Amazon

Bande-annonce : https://bit.ly/OjAbsL

For the love of Mary, 2018, 6m17s :

Ce court-métrage présente George Etzweiler âgé de 97 ans (aujourd’hui 99 ans) qui depuis ses 69 ans, complète la course de 12.2km jusqu’au sommet du Mont Washington en mémoire de sa femme Mary. 

Complètement à l’opposé du Barkley Marathon, ce 6 minutes et 17 secondes démontre un autre genre d’impossibilité : celle de courir jusqu’à 99 ans. Personnellement, ce court-métrage a eu un fort impact sur moi puisque depuis que je l’ai visionné la 1ère fois, je suis incapable de m’enlever de l’esprit que je veux aussi courir jusqu’à cet âge. On ne se cachera pas que cumuler les PB à coup de saisons de course plus intenses les unes que les autres a un impact, pas toujours positif, sur le vieillissement. Aussi anodin que cela peut sonner, 6 minutes, une réflexion et un changement de mindset qui se veut pour le mieux plus tard, je vois maintenant ma pratique de la course à pied d’une toute autre manière!  

Disponible via ce lien : https://bit.ly/2yWJyIM

Bon visionnement et surtout, bonne journée de repos !

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