Pourquoi les coureurs de l’Afrique de l’est semblent-ils courir si rapidement?

Intitulé The genetic basis for elite running performance, l’article, publié dans le British Journal of Sport medicine, a démontrer des faits intéressant sur le sujet. D’ailleurs, le rapport de cette étude est libre de droit, donc si vous désirez lire davantage sur le sujet, je vous conseille de consulter l’article au complet en cliquant sur le lien souligner ci-dessus.

Toutefois, si vous préférez, j’ai extrait et mis sous points de forme les conclusions tirées par les spécialistes :

  • Jusqu’à maintenant, aucune étude concluante ne démontre une base génétique à la dominance des coureurs d’endurance d’Afrique de l’est ou des sprinteurs de l’Afrique de l’ouest.
  • La conclusion ci-dessus est due à certaines limitations des méthodes de recherche telles que des échantillons trop petits ou encore une concentration sur la recherche d’un gène polymorphique.
  • Les différences entre les populations africaines et européennes confondent cette approche.
  • D’autres études, utilisant des techniques d’analyse plus sophistiquées, pourraient éventuellement révéler un avantage génétique.

Bref, nous ne pouvons pas encore affirmer quoi que ce soit.

J’aime bien me poser cette question pour d’autres sports, comme le hockey. Est-ce que le Canada est génétiquement avantagé afin de pratiquer ce sport? Est-ce que les européens sont génétiquement avantagés en escrime? C’est à découvrir!

 

4 réflexions au sujet de “Pourquoi les coureurs de l’Afrique de l’est semblent-ils courir si rapidement?”

  1. Ce sont des montagnards qui ne sont pas trapus ce qui est plutôt rare.

    La cas des sprinter de Jamaïque est tout aussi intrigant. On a beau dire que là bas c’est leur sport national et qu’ils dépistent en bas âge les gens avec beaucoup de fibre rapide, mais en Chine ils font la même chose et ils n’ont pas encore produit de champion dans cette discipline à part un coureur de 110 m haies !

    À une certaine époque on disait que le basket-ball était un sport de juif vu qu’ils dominaient ce sport !

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  2. L’an dernier, CBC a présenté un documentaire de Niobe Thompson, The Perfect Runner, qui donnait une piste de réponse à cette question.

    À la base, l’avantage des coureurs africains serait surtout l’aspect culturel. L’élite, en grande partie, provient de régions rurales, vit une vie communautaire et peu stressante. Elle travaille physiquement durant sa jeunesse, mais n’a pas toujours accès à des chaussures sur mesure. Beaucoup travaillent nu-pieds aux fermes pendant des années avant de se consacrer à la course. Après, l’entraînement devient un mode de vie et se fait en groupe. Les athlètes vivent ensemble. Mangent ensemble. Prient ensemble. Courent ensemble. C’est un peu l’image que je me suis faite des coureurs africains en regardant le documentaire et en participant aux forums d’athlètes.

    Si on pouvait réunir toutes ces conditions dans plusieurs régions du monde pour faire varier seulement l’aspect génétique, on pourrait commencer à en parler sérieusement.

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  3. C’est bien beau l’histoire du mode de vie, mais ce n’est que deux ethnies de l’Afrique de l’est qui ont produit presque tous les champions de la région. Ces deux ethnies ont une population d’environ 1 millions de personnes, tandis que le Kenya et l’Éthiopie réunis ont une population totale supérieure à 100 millions !

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