4 leçons de jardinage qui s’appliquent à la course

Article mis à jour le 19 avril

Depuis ce printemps, j’ai commencé un potager. Un vrai, avec des pois, des pommes de terres, des carottes, etc. Jusqu’à maintenant, les résultats sont adéquats. Les pommes de terres sont vraiment belles, il faut dire que c’est probablement un des légumes qui pousse le plus facilement. Les carottes sont adéquates. Les oignons sont étouffés par les patates qui poussent trop, juste à côté. La laitue s’est fait dévorée par une marmotte alors qu’elle allait devenir mangeable. Les pois poussent. Les tomates, ça dépend des plants. Il y en a avec des petites tomates vertes dedans. D’autres n’ont pas encore de fleurs. J’imagine que je ferai du cidre de tomate de glace avec(!). Tout cela pour dire que dimanche dernier, en enlevant les mauvaises herbes, je me suis dit que le jardin, c’est comme la course, c’est du travail, mais c’est plaisant.

Photo by Markus Spiske on Unsplash

Suite à cette réflexion, j’ai tenté de voir s’il y avait d’autres ressemblances entre la course et le jardinage et je me suis surpris à en découvrir plusieurs. Voici le fruit de mes réflexions :

Commence, même si tu n’as pas d’équipement

À la base, pas besoin de grand chose pour jardiner : de la terre (!), une pelle, des graines, du soleil et de l’eau.  Ensuite, si vous voulez devenir un expert, vous pouvez vous procurer l’analyseur de ph et d’humidité du sol, de la terre sans gluten, des engrais spécifiques pour les tomates italiennes et des tuteurs en carbone ultra-léger.

Vous allez me dire que la course, ça coûte cher! C’est une idée qu’on vous a entré dans la tête. À la base, une paire de chaussures de sport, des shorts et un t-shirt feront l’affaire. Vous pourrez vous procurer par la suite tout le matériel high-tech que vous êtes convaincu d’avoir besoin, mais pour débuter, probablement que 95 % des gens ont le matériel nécessaire.

Soit constant

Étant néophyte dans l’agriculture urbaine, j’ai rapidement compris qu’il valait mieux être assez constant dans l’arrosage du jardin. Passer 2-3 jours où il ne pleut pas sans arroser peut rapidement donner du stress aux plantes. Quand les plantes sont stressées, c’est très facile à voir : elles s’écrasent, deviennent jaune et meurent. Je vous le dit, je l’ai vue de mes propres yeux! 😉

Pour la course, quand vous passez quelques jours sans courir, vous perdez certaines adaptations que vous avez mis tellement de temps à acquérir.

Soit satisfait

Si vous êtes comme moi, il vous arrive probablement qu’à la fin d’une journée de travail,   vous n’avez pas vraiment le sentiment d’avoir fait quelque chose de productif. En effet, vous ne voyez pas des nouveaux murs sur la maison que vous avez construit et vous n’avez rien réparé de tangible. Un jardin, c’est tout le contraire. Vous commencez et 30 minutes plus tard, il ne reste plus de mauvaises herbes. Vous semez des carottes et une semaine plus tard, vous avez des petites pousses. Ce contact avec la nature est satisfaisant et relaxant.

C’est exactement la même chose pour la course. Quand j’arrive de courir, j’imagine le chemin parcouru, l’effort dépensé et je me dis que ça en a valu la peine. La sueur qui coule, le sentiment d’avoir les jambes un peu plus vides d’énergie, quelle satisfaction!

Concentre-toi sur tes accomplissements

Mon jardin est moins beau que celui de mon voisin et que celui de Nancy (nom fictif). D’ailleurs, c’est pareil avec mon gazon…

En effet, je ne choisis pas le degré d’ensoleillement idéal, je ne choisis pas si les graines que je sème vont bien pousser et je ne choisis pas les agissements des animaux autour.

C’est la même chose pour la course. Une bonne partie des performances que vous pouvez faire est hors de votre contrôle. Elle dépend de votre génétique. Évidemment, vous avez le contrôle sur plusieurs éléments, comme votre sommeil, votre alimentation et votre entraînement. Il faut donc se concentrer sur ce qu’on a accompli, le processus, les efforts investis.

Et vous, voyez-vous d’autres ressemblances entre ces deux activités ?

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