Une des erreurs les plus courantes en course à pied

Une des phrases clés de mon bac en Kinésiologie a été prononcée par Raymond Veillette et/ou Richard Chouinard : se préparer, ce n’est pas «faire comme».

Ce que cette phrase signifie, c’est que pour se préparer à faire un sport ou une épreuve, il faut éviter de s’entraîner en faisant exactement ce que vous ferez lors de votre épreuve. Concrètement, cela signifie que si vous désirez courir un 10km le plus rapidement possible, tenter de courir 10km le plus rapidement possible 3 ou 4 fois par semaine n’est certainement pas la meilleure façon d’y parvenir.

Course Tour Neuville 2

Pourquoi?

Le corps s’adapte rapidement à un stimulus donné. Si vous répétez sans cesse le même entraînement, une fois que votre corps s’y sera adapté, il sera très difficile d’obtenir des gains.

Dans ce cas, vous devrez surcharger certaines de vos qualités physiques. Pour ce faire, vous pouvez courir plus rapidement que lors de votre épreuve visée, mais pendant moins longtemps (intervalles, pliométrie ou musculation) ou encore plus lentement, mais pendant plus longtemps (entraînement continu extensif).

Ainsi, vous créerez des adaptations qui, à long terme, vous permettront de courir votre distance cible plus rapidement.

Pour vous donner une idée de ce que cela représente de toujours courir le même entraînement le plus vite possible, imaginez-vous des joueurs de hockey. Est-ce que vous pensez que les joueurs de hockey maximisent leur potentiel en jouant un match de 60 minutes à chaque jour? Non, ils pratiquent souvent pendant plus longtemps que 60 minutes. Ils pratiquent de façon intensive leurs passes et leurs lancers. Ils vont au gym afin de devenir plus rapides. Ainsi, en pratiquant plusieurs habiletés, ils deviennent des bons joueurs de hockey. Pour eux, se préparer à un match de hockey, ce n’est pas faire comme un match de hockey.

La morale?

Si vous vous entraînez régulièrement et que votre objectif est d’améliorer vos performances ou votre santé, vous avez tout avantage à éviter de répéter exactement le même entraînement, jour après jour. Surtout, vous avez intérêt à varier vos types de séances, car le corps s’adapte rapidement aux stress qu’on lui impose.

6 réflexions au sujet de “Une des erreurs les plus courantes en course à pied”

  1. Tout à fait vrai et ça fait du bien de le rappeler, car on oublie trop facilement ces principes. Merci Daniel j’avais besoin justement en ce moment de ces bonnes paroles pour revoir mes perspectives d’entraînement!

    Répondre
  2. D’accord que le corps s’adapte rapidement mais que penses tu du Principe de la surcompensation? Comment pourrait-on en profiter au maximum?
    Merci pour tes conseils et expériences. Jo

    Répondre
    • Effectivement, avant de s’être complètement adapté, le corps a fait des surcompensations successsives, jusqu’à l’atteinte d’un plateau. Pour ne pas atteindre de plateau et forcer le corps à surcompenser, il faut lui proposer des stress différents.

      Répondre
  3. Très bon article!!
    Pour être fort sur une distance, il faut pouvoir être fort dans tous les domaines que représentent la course et pa seulement à la vitesse donnée de cette course! J’essaye toujours de varier au maximum l’entrainement, s’entrainer à toutes les allures existantes, faire du renforcement général, spécifique…
    En plus l’entrainement en devient bien plus plaisant que de faire la même chose à chaque sortie!

    Répondre
  4. Bonjour, j’ai commencé la course à pied…. avant-hier! Mes objectifs sont d’augmenter mon endurance musculaire et mon cardio. Mon temps à l’arrivée je m’en fous. Je ne veux pas courir plus que 2-3x semaine parce que j’ai d’autres sports.

    Mon idée était d’augmenter à chaque semaine la distance de 3km environ pour que mes pieds et mes muscles se renforcent tout en maintenant un pace peu élevé (7min/km) pour éventuellement courir un marathon. Quand mes muscles seraient fin prêts, j’augmenterais ensuite mon pace de course.

    Avant-hier, j’ai couru 9.4 km et j’avais très peu chaud, peu essoufflé, pas racké et pas d’ampoules. J’ai augmenté à 13.6 km en maintenant mon pace du début à la fin avec des petites douleurs dans les cuisses et un début d’ampoules,mais sans être essoufflé ni fatigué.

    Je prévois augmenter la semaine prochaine à 16km avec le même pace et ainsi de suite pour me rendre à 42.2km. Est-ce une façon réaliste de procéder? Je ne trouve rien qui appuie ma méthode parce qu’ils parlent presque tous de performance. Si je suis dans le tort, j’aimerais savoir pourquoi.

    Merci!

    Répondre

Laisser un commentaire