Le petit guide de course utilitaire

Plusieurs coureurs que je connais utilisent la course utilitaire pour avoir plus de temps pour s’entraîner. Voici mes conseils à ce sujet :

Étape 1 : Planifier ses sorties

La première étape est de vous poser quelques questions afin de bien planifier ce que vous désirez faire. Combien de kilomètres aurez-vous à parcourir? Ferez-vous le trajet à pied matin et soir, et ce, chaque jour de la semaine ou bien allez-vous alterner entre différents modes de transport?

Ce qui peut le plus compliquer votre projet, c’est si vous avez parfois à vous déplacer à partir du travail. Dans ce cas, vous devrez avoir accès à un véhicule à partir du travail ou encore prendre un taxi, ce qui peut devenir onéreux.

Une fois que vous avez répondu à ces questions, vous pouvez commencer à essayer de vous trouver un parcours. L’idéal est de trouver un parcours qui utilise des trottoirs ou des pistes multifonctionnelles. L’hiver, cela peut être plus difficile, car les trottoirs ne sont pas souvent bien déneigés.

Étape 2 : S’équiper convenablement

Vous aurez probablement besoin de quelques pièces d’équipement afin de bien amorcer votre projet. Vous aurez probablement du matériel, comme des vêtements et de la nourriture à transporter. Personnellement, j’utilise un sac à dos de randonnée légère. C’est plus gros que ce que la plupart des coureurs utilitaires utilisent, mais cela me donne un peu de flexibilité. Je peux amener mes vêtements pour la journée, en plus de mon lunch et il me reste encore de la place. La taille de mon sac actuel est de 28 litres.

Je sais que d’autres coureurs, comme Joan Roch, utilisent une approche beaucoup plus minimale. Il est aussi possible de laisser des vêtements au travail et de ne traîner qu’une carte de crédit pour acheter son dîner.

J’ai déjà aussi utilisé un sac de course en sentier avec une capacité de 4-5 litres. Toutefois, je trouve qu’il faut souvent se battre avec son sac, et aussitôt qu’on doit amener quelque chose d’un peu hors normes (un cartable par exemple), ce n’est pas possible.

Ensuite, en terme d’équipement, vous aurez surement besoin de quelque chose pour vous faire voir. Vous serez probablement dans des rues passantes et l’hiver, vous courrez probablement à la noirceur. Il faut vous assurer d’être visible. Je trouve que les lumières DEL c’est bien, mais c’est souvent insuffisant. Je préfère être plus prudent et porter un dossard orange, comme on en voit souvent sur les sentiers. C’est léger et vraiment très visible.

Étape 3 : Faites le test!

Nous nous sommes entretenus avec Marline Côté,  qui pratique la course utilitaire de façon sporadique depuis 2008 et qui travaille justement chez Accès Transport Viable. Cette dernière vous donne le conseil suivant : « Pour le trajet maison/boulot : essayez-le une première fois quand l’heure d’arrivée au travail n’est pas trop importante. Sinon, essayez-le, une première fois, lors d’une journée de congé. Question de ne pas se donner trop de pression; de ne pas être pris au dépourvu si jamais quelque chose ne se passe pas comme prévu et de bien évaluer le temps de déplacement, car en milieu urbain, nous ne courrons pas toujours à la vitesse à laquelle nous voudrions : il y a les intersections, la signalisation, etc. »

Avez-vous déjà tenté la course utilitaire? Si oui, comment a été votre expérience?

7 réflexions au sujet de “Le petit guide de course utilitaire”

  1. Je l’ai fait à quelques reprises alors que je travaillais à l’Hôtel-Dieu de Québec sur une distance de 4km environ. C’est vraiment quelque chose que je souhaite intégrer dans mon quotidien, ça me permet d’effectuer un bon volume de course, tout en économisant du temps! Sans oublier le plaisir et l’amélioration de ma concentration au travail que me procure la course!

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  2. Je le fais aussi souvent que possible, la distance de chez moi est de 16Km, il arrive que je fasse l’aller-retour à la course. Ou que je quête un lift pour le retour (qui grimpe pas pire). Je voyage aussi à vélo, donc lorsqu’il fait -10C et moins c’est à la course, le mercure plus haut, je fais souvent un matin vélo, retour à la course, l’autre matin à la course et vélo au retour. ¨Ca prend de l’organisation et de la volonté, oui c’est plus facile en auto, mais pourquoi il faudrait que les choses soient toujours facile? Ca fait tellement du bien, ça recharge les batteries, un moment à moi pour moi, et pas de traffic!

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  3. Je l’ai fait cet hiver pendant que mon vélo était remisé.
    Un peu plus de 5km aller. Je planifiais de 2 à 4 déplacements par semaine, avec de temps à autre un aller-retour. Il faut penser un peu à la logistique: vêtements laissé au bureau, lunch apporté la veille, chaussures, etc.
    Je me suis équipé d’un sac de 18 litres, suffisant pour avoir une partie des vêtements et le lunch si besoin. Pas trop lourd et assez grand quand même.
    Maintenant que j’ai recommencé le vélo-boulot, cette course me manque un peu… Je sens que je vais continuer à faire quelques trajets maison-bureau en courant, mais comme il est difficile (vol) de laisser le vélo la nuit devant le bureau, cela va demander plus d’organisation !

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  4. je le fais aussi à partir de la mi-avril…bientôt!! Un 18km mais je reviens avec un collègue…c’est ma sortie longue de la semaine. Joindre l’utile à l’agréable pour sauver un peu de temps du week-end!

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