Prendre le temps / Taking time

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Prendre le temps (La lutte contre son cerveau)

J’aimerais ça mais je n’ai pas le temps ! Combien de fois avez vous dit ou entendu quelqu’un dire cette phrase ? Prendre le temps de faire quelque chose est probablement l’étape la plus difficile. Que ce soit pour faire le ménage, aller pelleter, laver son chien ou s’entrainer, il est facile de se trouver mille et une excuses pour ne pas passer à l’action. Notre cerveau émet toutes sortes de phrases comme ça ne me tente pas, ça va être dur, ça va être plate, etc. Dans un contexte d’entrainement physique, ça ressemble plus à ceci : il ne fait pas beau dehors, je suis trop fatigué, je suis encore courbaturé de mon dernier entrainement, je n’ai personne pour m’accompagner, je me sens coupable de ne pas passer ce temps-là avec mes proches… Vous reconnaissez vous ? Moi, oui. Par contre, je me reconnais également dans les contre-arguments qu’apportent les mordus de l’entrainement en disant que plus on bouge, plus on a d’énergie, qu’en choisissant de prendre du temps pour vous en étant actif vous donnez un bel exemple à vos enfants, que vous allez être dans un meilleur état d’esprit auprès de vos proches et donc passer du temps de qualité avec eux, que vêtu adéquatement la météo est toujours idéale pour s’entrainer à l’extérieur. C’est dans ce contexte de dualité que j’aimerais vous partager quelques trucs que j’ai entendus ou expérimentés et qui aident les gens actifs à prioriser leur entrainement.

Connaitre ses motivations

En définissant ce qui vous motive à faire de l’activité physique, vous serez en mesure de savoir quoi dire à votre cerveau pour le convaincre de bouger et également dans quel contexte pratiquer votre activité. Cela peut être la socialisation, la santé, la performance, le plaisir. Sachant que vous avez envie d’être en contact avec les autres, vous choisirez d’organiser une sortie avec des collègues, d’inclure les membres de votre famille, de vous inscrire dans un club plutôt que de vous lever à 5a.m. pour courir seul dans les rues de votre quartier.

Changer ses perceptions

C’est correct d’admettre que ça va être dur et d’établir des attentes réalistes face à son entrainement. Ce n’est pas correct si ça rend l’expérience négative et la motivation difficile.

Parfois, changer quelques mots de son vocabulaire peut faire une différence, par exemple en transformant les il faudrait en je vais. Côté météo, plutôt que de focaliser sur le fait que vous n’aimez pas être mouillé, essayez d’entrevoir le positif du moment. Quand j’ai changé d’emploi, j’avais beaucoup moins de temps pour aller courir et je trouvais que ça n’en valait pas la peine pour 20 ou 30 minutes et pourtant… J’ai donc changé ma perception et décidé de faire bon usage de ces moments.

Identifier le meilleur moment de la journée

Vous aimeriez courir le matin, toutefois vous n’êtes vraiment pas matinale. Dans ce cas, ce n’est peut-être pas ce qui vous convient et si cela ne vous convient pas, en faire une habitude de vie va être drôlement difficile. Pour certaines personnes, le meilleur moment sera le matin car une fois la journée commencée, elles ont du mal à intégrer une activité dans leur horaire, pour d’autres ce sera le midi ou encore le soir. Certains préfèrent y aller toujours au même moment, l’horaire de travail d’un autre ne le permet pas. Vous êtes la personne la mieux placée pour savoir ce qui est idéal dans votre quotidien, donc écoutez-vous.

Définir ses priorités

Deux questions devraient accompagner le J’y vais tu ou j’y vais pas ? Dans un premier temps, demandez-vous ce qui est le plus important pour vous à ce moment-là. Est-ce de terminer une tâche urgente, de rester à la maison avec votre enfant, de vous reposez en regardant un film, d’aller vous entrainer ? Le but est de ne pas créer de stress ou d’inquiétudes supplémentaires. Par la suite, demandez-vous si vous allez avoir des regrets. En fonction de ces 2 réponses, vous saurez quoi faire.

En bref, mieux se connaître permet de sélectionner le meilleur contexte et le meilleur moment pour pratiquer une activité physique et en faire une expérience des plus agréables. Ce qui est important, c’est de trouver ce qui fonctionne pour que vous preniez le temps, de prendre le temps.

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Taking the Time

 

I would like that but I don’t have time! How many times have you heard or said that sentence? To take the first step in doing something is probably the hardest part of it. Whatever the context is, it is much easier to find excuses to avoid doing something. Your brain will produce sentences like I don’t feel like it, it won’t be fun, it’s way too hard, etc. When it comes to training it sounds more like the weather is bad, I am too tired, I am still sore, I feel guilty not to spend that time with my loved ones. Do you recognize yourself? I do. However, training lovers will use counter-arguments such as: the more active you are the more energy you will have; being active will put you in a better state of mind to spend more quality time with your loved ones; it is a great example to give to your children; and these arguments also resonate with me. With these two contradictions in mind, I would like to share with you some tips that help active people to prioritize training over other tasks.

 

Know your motivation

In establishing what motivates you, you will know what to tell your brain to give yourself the little kick that is sometimes needed to start an activity. It can be socialization, health, performance, pleasure… That knowledge can also help you define the most beneficial context in which to practice those activities. Let’s say that meeting people is one of your motivations. You will favour activity within a club or in which you can involve family members or colleagues instead of waking up at 5 in the morning to go for a run by yourself.

 

Change your perception

To admit that the training is going to be hard is one thing, to let that thought ruin your experience is another. It is important to have a good perception of a physical activity to have a good experience. If you hate being wet, try to focus on something positive on rainy day. For example, having the opportunity to wear your rain jacket or to buy super fancy waterproof socks. Sometimes it is just a matter of word selection, switching from I should to I am. When I started a new job I had less time to go for a run and thought at first that it wasn’t worth going for only 20-30 minutes. After a while I realized that I wasn’t running anymore. So my perception of those 20-30 minutes changed and I started taking advantage of every single one of them.

 

Identify the best moment of the day

You’ve read somewhere that training in the morning helps to lose weight faster but you are not a morning person. It might not be the best fit for you and if it doesn’t suit you, making a habit out of it could be very hard. Some people will always train at the same time of day, working schedule of others will make that impossible. You are in the best position to know what is ideal in your daily life, so listen to yourself.

 

Define your priority

Two questions you should ask yourself when it comes the time to decide if you are going to train or not. First, you want to know what the most important thing is for you at this specific moment. If you decide to go for a run but you keep on thinking of all the tasks you still have to do at work and this is adding instead of releasing stress, then it might be a better idea to first accomplish some tasks and then go for a run. Second, ask yourself if you will have any regrets. Those 2 answers should lead you to the third one: To train or not to train?

 

Finally, the more you know yourself the better you will become at choosing when and how to practise a physical activity in order to create the most enjoyable experience. And keep in mind that what matters the most in the end is to find what works best for you, so that you will take the time to take the time.

 

4 réflexions au sujet de “Prendre le temps / Taking time”

  1. Mon père disait toujours que ce n’était pas vrai que je n’avais pas le temps, mais plutôt que je n’avais pas pris le temps… Il a tellement raison! C’est quoi vos priorités?

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    • Cela dépend toujours du contexte. Ma priorité est généralement de me sentir bien avec moi-même et de passer du temps à l’extérieur. J’essaie de commencer ma journée en activité physique car cela me met extrêmement de bonne humeur et me détend, d’autant plus que j’ai beaucoup de difficulté à m’arrêter une fois que j’ai entrepris des tâches. Si cela n’est pas le cas, j’y vais quand il fait encore claire à l’extérieur, quitte à prendre une pause dans mon travail. J’espère que cela répond à votre question.

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