5 choses à ne PAS faire pendant ta course

Quand arrive ce moment où tu prends la 4ième petite épingle pour accrocher ton dossard à ton chandail (toujours celle qui te pique le doigt)… Quand tu comprends que c’est aujourd’hui que tu fermes ton cahier de plus de dix semaines d’entrainements (enfin)… Tes vêtements sont choisis et pliés/prêts (t’as changé d’idée huit fois) … Ça fait six fois que tu vérifies tes souliers et les lacets… Tu viens d’appeler ta mère, ta plus grande fan (pourquoi elle est toujours si confiante)…
Que ce soit pour un 5 km ou un marathon, il y a des trucs à ne pas faire pendant cette course.
Voici 5 choses à éviter entre le départ et l’arrivée! (HOMMAGE AUX MAMANS)

1 – PARTIR TROP VITE #gogogo
Tu te sens invincible, puissant, prêt? Normal mais c’est à ce moment que tu dois mettre la tête et la raison au centre de tes actions et réflexions. Quel était ton plan en lien avec ton programme d’entrainement? Suis-le, même si tu te sens au dessus de tout. C’est souvent une impression trompeuse qui fait naitre une petite voix maline poussant ton corps au-delà de ses capacités. D’ailleurs c’est dans ce texte que j’invente un nouveau mot que j’utiliserai régulièrement : la «réflaction», qui se définie comme une réflexion qui prend naissance en plein action et qui modifie celle-ci de manière irréversible. 

2 – BROYER DU NOIR #jpascapable #jsuispourri
À l’opposé de l’invincible, il y a l’insécure. Tu peux sourire en lisant ces mots car tu reconnais comme moi l’équilibre la bipolarité de tes amis coureurs et de toi-même. C’est le pire moment (pendant ta course) pour spinner du noir. Tes réflactions pourraient être néfastes sur la suite et le résultat. Par exemple, c’est pas le moment pour te dire que t’as l’impression de respirer de la mauvaise façon, ou que tu attaques le sol du talon, ou bien que tu aurais dû te coucher plus tôt, que tu n’es pas prêt pour cette distance, qu’il fait trop chaud, que tu as choisis les mauvais vêtements, que tu ne réussiras pas, que tout le monde est meilleur que toi (même les plus âgés que tu pensais moins en forme à la ligne de départ). Ce n’est pas le temps de t’imaginer abandonner et de te dire que tu es nul. Les nuls sont sur leurs divans et ta mère t’aime quand même. #jugement

3 – SORTIR DE TES HABITUDES #jvaisessayerça
L’erreur #3 est en lien avec tes habitudes qui t’attachent au confort pendant ta course. Ce n’est pas le temps de les changer. Des exemples : Ne pas manger ou boire des trucs que tu n’as pas «testé» en entrainement, comme des gels, des fruits, des jujubes. J’dis pas que c’est mauvais, j’dis que tu ne connais pas les effets sur ton corps. Ne change pas non plus les quantités même si l’offre est là. Si tu croises un poste de ravitaillement, t’es pas obligé de tout prendre sous prétexte que t’as payé pour cette course en pensant que c’est un bonus qui va te rendre meilleur. C’est pas un buffet.

4 – NE PAS ÉCOUTER LES SIGNAUX #pasgame
En anglais on dit «mind over body», qui veut dire que ton corps est esclave de ton esprit. C’est peut-être bon pour le ou les derniers km mais en général ton corps finira pas l’emporter sur ton esprit. Tes réflactions te conduiront tôt ou tard chez l’physio ou même le psychologue. Je sais … Ta mère te le répète aussi, mais écoute ton corps et les signaux qu’il t’envoie. Ralentir un peu te fera peut-être perdre 12 secondes / km mais cette sage réflaction t’offrira des années de course en santé à ta vie. #influence #fierté

5 – SUIVRE MEILLEUR QUE TOI #jvaisdépasser
Tu sais ce que ça veut dire. Pas besoin d’en faire un paragraphe de 6 lignes. S’il est meilleur que toi, c’est normal qu’il soit devant toi. C’est tout. Accepte-le. Et invite ta mère à prendre un café, ni chez toi ni chez elle. Ça fait longtemps et elle sera contente de sortir avec toi. #laisselapaspayer Laissons-nous sur cette citation qui transformera tes réflactions … 

I won’t be the last
I won’t be the first
Find a way to where the sky meets the earth
It’s all right and all wrong
For me it begins at the end of the road
We come and go… – Eddie Vedder


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4 réflexions au sujet de “5 choses à ne PAS faire pendant ta course”

  1. En plein dnas le mil Hugo!
    J’ai fait TOUTES ces conneries, étendus sur 4 marathons. Résultat? deux blessures qui ont duré de 4 à 6 mois, et un mur frappé solide!
    Dans la catégorie “Changer d’habitude”, j’ai même décidé en 2017 dans ma grande sagesse de courir avec des runnings neufs achetés deux jours avant. Si si si , j’ai fait ca. ..après avoir lu 1000 fois que c’était une erreur monumentale a commettre. Une bulle au cerveau!
    J’ai souffert le martyr !:-)))

    Bon bref, ca fait du bien de voir qu’on est tous pareils : beaux et cons à fois, comme dirait Brel!
    Merci!

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  2. Tellement vrai toutes ces erreurs. À 69 ans, je cours 6 à 7 ½ marathons par année et…presqu’à chaque fois je démarre trop vite et me fatigue aussi trop rapidement. Il m’a fallu «enfin» une blessure à un tendon d’Achille pendant des intervalles pour réaliser que, comme me le disait mon médecin sportif: «oui tu es capable mais tu n’as plus le corps de 20 ans!», je réduise…enfin la cadence à un rythme plus approprié.
    Merci pour vos très bons articles.

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