5 choses à éviter pour le coureur du printemps

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Éviter de sortir trop longtemps

Hey… Y faut qu’on se parle! Tu ne sors pas de l’hiver et, PIF, PAF … BOOM, t’enfiles le costume de SUPERMAN au mois d’avril en pensant que tout ira bien pendant une quinzaine de kilomètres à 12 km/h ! Avec tes nouveaux New Balance ? (insertion subtile de partenaire-commanditaire) Parfois, on apprend de ses erreurs, parfois on prend la route de la sagesse en respectant une certaine progression. Le conseil est simple : débute en faisant plusieurs courtes distances dans la semaine, surtout avec de nouvelles chaussures. De toute façon, si tu t’entêtes à réaliser une longue sortie dès le début, elle risque d’être en tête de liste pendant des semaines (allô courbatures et blessures). Profites-en pour courir avec le chien. Tu laveras la voiture de la belle-mère après ta course avec une bière!

Éviter d’aller trop vite

T’es un peu comme le lombric quand il pleut. Tu sors sans méfiance et tu te ballades avec une seule idée en tête (est-ce qu’un vers de terre a une tête?) : faire du slalom entre les voitures! C’est l’fun de courir vite, de chanter, de danser en courant et de vivre ce magnétisme avec le soleil du printemps qui, on dirait, te crie : «Aye, plus vite, tout l’monde t’regarde». Le problème à moyen terme, c’est que ton corps n’aime pas les réactions émotives qui t’éloignent de la raison. Ce n’est pas le temps de jouer à souque à la corde avec Galarneau. C’est le temps de placer le GPS GBS au centre de tes actions. Intègre course et marche pour débuter ta saison. Ralentis. Apprécie. Selfie.

Éviter un parcours compliqué

T’aimerais redécouvrir les raccourcis de l’été dernier, les sentiers que tu aimais tant pour l’odeur, les bruits de la rivière et des oiseaux? Assure-toi que ton parcours est dégagé et accessible. Tu dois aussi vérifier si les accotements sont suffisamment dégagés pour faire ta longue sortie sur route. Comment? Par une simple ballade de 4 roues vélo la journée avant ta sortie ou le matin. En revenant du travail, tu peux aussi faire un détour en voiture et prendre l’information de l’état de ton parcours en prévision de ta sortie du lendemain. Je l’ai fait avant hier en écoutant du Guns’n’Roses très fort, fenêtre baissée … Ça faisait longtemps (hors contexte)!

Coureur de trails? Faites-vous à l’idée, vous devrez parcourir quelques km sur routes. En effet, à moins que défoncer jusqu’aux fourchons en vous écorchant les tibias soient vos activités favorites, donnez dont un break aux sentiers. Le retour en nature sera des plus agréables.

Éviter de snobber le voisinage

Le coureur du printemps est parfois trop fier pour sortir de sa bulle, de son trajet de course, qui ressemble parfois à un corridor de piste d’athlétisme. Si tu n’as même pas de temps pour un sourire à Gaétan sur la rue Leblanc, c’est un peu triste. Si tu ne prends pas le temps de taper dans la main d’un ami de ton fils qui joue au hockey (Zachary), en tournant le coin de la rue d’la Caisse Populaire Desjardins, c’est très triste. Tu n’es pas aux Jeux Olympiques. La course du printemps doit être composée d’escales et de pauses sociales. Les gens sortent comme des fourmis et des cigales. Certains chantent, certains travaillent (sur leurs terrains). Prend des pauses pour faire le plein de potins et de mémerrages du quartier. Tu vas peut-être apprendre que Martine et Martin ont décidé d’appeler leur premier bébé «Martha». Ça va faire bizarre «Martha Martineau» ! Entre nous, on les surnomme les M&M ! Ok, j’arrête de me moquer. (Insère ici un émoji clin d’oeil)

La pause sociale du coureur du printemps pourrait, à la limite, se terminer par un raccompagnement en taxi après une escale gazebo/gintonic chez Pierre-Philippe, un sympathique ami. T’sais la fois où tu n’étais plus capable d’attacher tes New Balance! (encore une plogue de commanditaire). T’sais le genre de parcours qui te fait dire «j’ai pu 20 ans» mais ça fait juste du bien. Ce parcours doit être utilisé une fois par mois si tu souhaites compléter le 10 km de Limoilou en moins de 35 minutes (J’avoue abuser des plogues de commanditaires dans ce texte … mais on jase comme ça … Ce sera un concept magique cet automne à Limoilou : Inscris-toi : coursedelacitélimoilou).

Éviter les obstacles

Je sais, tu sais et il sait ce qu’un sol du printemps réserve…un peu de tout: neige, asphalte, flaques d’eau, sable, ____ de chien, débris louches, nids de poules, morceaux d’chars, cailloux camouflés et objets impossible à identifier étant donné leur état. Parfois, une course du printemps ressemble à une course à obstacles, une war zone, une zone sinistrée sans paramètre de sécurité. J’oubliais la plaque de glace qui s’entête à demeurer en vie sur le coin d’la rue de Gaétan … T’sais celui qui arrose la neige sur son terrain en gougounes/bas de laine ! M. Gaétan Germain (76, rue Leblanc) – voir texte «Es-tu un coureur du printemps ? – 24 mars 2017»

Bon défi printanier, les lecteurs-trices!
* Je n’ai pas fait référence au vent ni à la pluie dans ce texte, pour ne pas que ça nous porte malheur. Remercie-moi!
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Avoid going out too long

Hey … we need to talk! You do not go out of winter and, all of a sudden, you put on the costume of SUPERMAN in April thinking that everything will be fine for about fifteen kilometers at 12 km / h! Sometimes we learn from mistakes, sometimes we take the path of wisdom by respecting a certain progression. The advice is simple: start by running several short distances during the week, especially with new shoes. Take the opportunity to run with your dog.

Avoid going too fast

You’re a bit like a worm when it rains. You go out without suspicion and you walk with only one idea in mind (does an earthworm have a head?): Slalom between cars! It’s fun to run fast, to sing and dance while running and to live this magnetism with the spring sun which, it seems, cries out to you: “Faster, everyone is watching you”. The problem is that your body does not like the emotional reactions that keep you away from reason. It’s time to put common sense at the center of your actions. Integrate running and walking to start your season. Slow down. Appreciate. Selfie.

Avoid a complicated course

Would you like to rediscover the shortcuts of last summer, the trails you loved so much for the smell, the sounds of the river and birds? Make sure your course is clear and accessible. You must also make sure that the shoulders are cleared for your long run. How? Simply bike your future course the day before your training. When you are getting back from work, you can also make a detour by car and take the information of the state of your journey in anticipation of your training on the next day.

Avoid snobbering the neighborhood

The spring runner is sometimes too proud to get out of his bubble, his race course, which sometimes looks like a runway track corridor. If you do not even have time for a smile at Gaetan, on rue Leblanc, it’s a little sad. If you do not take the time to clap in the hand of a friend of your son who plays hockey (Samuel), by turning the corner of the street of the Caisse Populaire Desjardins, it is very sad. You are not at the Olympic Games. Spring running must consist of stopovers and social breaks. People come out like ants and cicadas. Some sing, some work. Take breaks to fill up on gossip and misunderstanding the neighborhood. You may learn that Martine and Martin have decided to call their first baby “Martha”. The social break of the spring runner could, ultimately, end with a taxi ride after a stopover gazebo / gintonic at Pierre-Philippe, a friendly friend. That’s the kind of journey that makes you say “I was 20 years old”. This course must be used once a month if you wish to reach your goal at your Limoilou challenge on September 29!

Avoid obstacles

I know, you know, and he knows what a spring soil can do: a little bit of everything: snow, asphalt, sand, dog’s ****, shady debris, potholes, chariot pieces, camouflaged pebbles and objects impossible to identify given their state. Sometimes a spring run looks like an obstacle course, a war zone, a disaster zone with no safety parameters.

9 réflexions au sujet de “5 choses à éviter pour le coureur du printemps”

  1. C’est plein de vérités, c’est plein de gros bon sang. J’avais oublié mon sourire à la maison lorsque je suis sortie, moi et mes souliers de course. Je vais recarder tout ça ce week-end ! Merci

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  2. Très beau texte avec un beau brin d’humour (et de commandites) bien dosé ! Je l’avoue, j’ai fais la superwoman à ma première sortie extérieure l’an dernier et je me suis retrouvée avec une fasciite plantaire (tu peux insérer un emoji bonhomme triste). C’est long à soigner mais on apprend de ses erreurs comme tu dis. J’aurais bien aimé te lire l’an avant !!

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