Patrick Charlebois – l’homme qui enchaînait les marathons

Lecture de 650 mots (3min 30sec)
Dans le cadre du Défi Entreprises Trois-Rivières, nous avons l’honneur d’accueillir un athlète inspirant! Patrick Charlebois est surtout connu pour sa 4e place au World Marathon Challenge, une course qui consiste à courir un marathon sur chaque continent en 7 jours et pour ses 10 marathons en 10 jours dans 10 provinces canadiennes. C’est un personnage que je vous invite à suivre sur sa page Facebook. Comme j’étais curieux d’en savoir plus sur lui et ses exploits, je lui ai posé quelques questions auxquelles il a pris le temps de répondre!

Pouvez-vous nous parler un peu de vous? 

Je suis un simple père de famille qui aime relever des défis, et faire une différence dans la vie des gens qui m’entourent.

Vous avez participé au World Marathon Challenge, et terminé 4e. Pouvez-vous nous parler un peu de ce qui vous amené à y participer?

Dans ma carrière de coureur, j’étais rendu là. J’ai fait plusieurs marathons à travers le monde, dont les 6 majors, et ce défi m’a interpellé immédiatement lorsque j’ai appris qu’il existait.

De quoi êtes-vous le plus fier en lien avec le World Marathon Challenge?

Je suis fier d’avoir transformé en quelque sorte quelque chose qui à priori semblait impossible, à quelque chose de possible. Plusieurs personnes autour de moi doutaient que j’étais pour réussir. Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce genre de défi est accessible à plusieurs coureurs, pas seulement à des coureurs élites. Beaucoup de canadiens peuvent réussir ce que j’ai fait, il s’agit de travailler et d’avoir un plan.

En 2018, vous avez fait 10 marathons en 10 jours dans 10 provinces canadiennes afin d’amasser des fonds pour la Fondation Terry Fox, qu’est-ce qui vous a amené à relever ce défi?

Terry Fox lui-même. Un héros national qui est aujourd’hui plus rand que nature. J’ai couru avec Darrell Fox à Vancouver, le frère cadet de Terry. Moi et mon équipe avons passé une bonne partie de la journée avec lui. C’est une expérience que je n’oublierai jamais.

Lors de vos deux plus récents Défis dans lesquels vous enchaînez les marathons, qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile d’un point de vue physique?

La récupération et de courir sur du béton et de l’asphalte. Normalement, les coureurs qui courent longtemps et de longues distances, ils le font sur de la terre battue et c’est moins exigeant sur le corps. De courir 420 km en 10 jours ( avec une moyenne de 13 km/h) sur de l’asphalte, avec les vols et de grandes distances à voyager, c’est très difficile sur le corps et pour les risques de blessures.

Pouvez-vous nous parler un peu de la logistique de vos 2 plus gros Défis? Comment ça se déroule une journée typique lors de ce type de Défi?

La logistique du World Marathon Challenge était pas mal un « clé en main », car c’est un promoteur irlandais qui organisait la compétition. Les vols et hôtels étaient organisés d’avance. Personnellement, il fallait gérer la nourriture, combiner la nourriture locale et le protocole alimentaire préétabli par ma nutritionniste. Je dormais dans l’avion, et je mangeais dans l’avion. Le manque de sommeil est vraiment la partie difficile dans le World. J’ai dormi à peine 12 heures dans la semaine. Rendu en Australie, le 7e marathon, la fatigue se fait ressentir. La présence de certains professionnels de la course à pieds a ajouté au défi.

Pour le Canadian Marathon Challenge, je devais organiser tout. Les communications, les hôtels, la gestion de l’équipe, courir 10 marathons (420 km) en 240 heures, 1 marathon par province en 10 jours. Mais contrairement au World, j’étais le seul compétiteur inscrit. Donc, j’étais certain de gagner : ). Contrairement au World, j’avais un médecin qui m’accompagnait pour favoriser la récupération.

En 2019, quels sont vos objectifs?

C’est pour moi une année sabbatique. Aucun défi en vue, juste quelques courses ici et là et des conférences à travers le Québec.

Merci, Patrick.


———-
Vous aimerez peut-être:
Que savons-nous des coureurs de longue distance? / Texte de Marie-Ève Riou (nov 2017)

Laisser un commentaire