La fillette qui ne voulait jamais sortir prendre l’air

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Témoignage de Caroline Toupin, Entraineure et Technologue en nutrition


Je n’ai jamais eu la prétention d’être grand-chose. Je voulais plaire. Sans plus. L’ambition, j’ai toujours cru que c’était pour les autres. Alors pour apporter des changements dans ma vie, on repassera. Plus jeune, j’étais timide et isolée. Beaucoup dans ma tête. Déconnectée de ce «gros» corps que je détestais.

Je suis aujourd’hui extravertie, fonceuse et enthousiaste. Je dois dire que la vie m’a très généreusement entourée. J’ai remplacé beaucoup de mes démons par de l’amour et de la gratitude. Entraîneure enrobée et fringante, je suis une coureuse épicurienne dans ce monde où je suis continuellement en quête d’équilibre.

Jusqu’au début de l’âge adulte, je détestais l’activité physique. Pour mourir. Sans farce. Sports favoris : Regarder la télé, manger, dormir.

Plusieurs événements, dont l’arrivée de mon premier enfant, ont complètement bouleversé ma façon de voir les choses. Je devais cesser de laisser ma santé dériver. La fillette qui ne voulait jamais sortir prendre l’air devait apprendre à mettre le nez dehors. Elle est encore en moi cette fillette mais j’accepte dorénavant de la prendre par la main.

À ce jour, sports favoris : Yoga, course à pied, donner des entraînements de Cardio Plein Air, danser maladroitement avec mes enfants, sauter partout ET regarder la télé, manger, dormir 😉

Solide changement de direction quand même!

Loin de moi l’idée de te parler de tout ça pour que tu me louanges, ne t’inquiètes pas. J’aime les félicitations comme tout le monde mais ma démarche est plus humble que ça.

Dans ce cheminement, j’ai compris une chose majeure dans ma vie.

J’aurai beau chercher le bonheur dans les yeux des autres, dans les plus beaux pays ou paysages, dans mes dépendances favorites, dans le consentement de mon entourage et de mes pairs, jamais je ne le trouverai si je n’accepte pas de m’aimer (au moins un peu). Pour surmonter nos épreuves, il faut se vouloir du bien.

J’en étais malade, de ma sédentarité. Mon corps d’enfant pas gros du tout l’est devenu par dépit. J’ai conditionné mon esprit.

Puisque je suis déjà grosse, pourquoi je bougerais et je ferais attention à ce que je mange?

Ce n’est pas le corps qui est gros.

Parce que même bien après avoir perdu mes kilos en trop, j’étais toujours grosse dans ma tête. Peut-être parce qu’une partie de moi attendait la réponse dans les yeux des autres.

Est-ce que je m’étais réellement attardée à comment je me trouvais moi? Sans me comparer? Mais à quel moment allais-je donc être finalement satisfaite? Je crois que c’est lorsque j’aurai intégré ceci.

Tout est une question d’équilibre, d’indulgence et de compassion. Apprendre à porter son attention sur les possibles. Avoir suffisamment d’amour pour soi-même pour avoir envie de se sentir vivant. Avoir peur mais foncer. Parce que le pire qui puisse arriver c’est de tomber. Et lorsqu’on tombe, on apprend à se relever.

C’est ce qui se passe en moi maintenant. Une réappropriation totale de mon corps. Ce corps festif et imparfait qui me mène des kilomètres durant. Ce corps qui respire. Qui se calme. Qui s’approprie son espace dans le monde. Beau comme les autres. Unique comme moi!

Si tu cherches la motivation, l’énergie, la volonté de changer tes habitudes afin de te sentir fier et vivant, sache que tout est possible…quand on apprend à s’aimer (au moins un peu).

Coach Caro

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4 réflexions au sujet de “La fillette qui ne voulait jamais sortir prendre l’air”

  1. Sur beau texte Caro. Tu es une super coach. Tu transmets ta passion pour la vie. Je propose que ton prochain cours s’appelle cardio rire. Dans tous les cas, on fini toujours par s’amuser dans tes cours. Merci pour ton témoignage.

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    • Merci Esther pour ton commentaire. Ça me touche beaucoup!! Je crois que le plaisir est un puissant moteur pour la motivation et également un excellent moyen de lâcher-prise et dédramatiser. Bouger ce n’est pas obligé d’être souffrant 😉

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